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Evenements / Europcar Mobility Group / Eurazeo / CIAM

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Europcar Mobility Group / Eurazeo / CIAM

Europcar : l’activiste CIAM va-t-il tenter sa chance ?

La dirigeante du fonds activiste CIAM, qui détient déjà 5% d’Europcar, a indiqué envisager de monter au capital du groupe de mobilité. Une bonne nouvelle pour Eurazeo, qui souhaite organiser sa sortie après plus de 13 ans au capital.
Europcar
Europcar

L’un des rares fonds activistes français, CIAM, s’est forgé une réputation pour donner des avis tranchés sur les grands groupes français, que cela soit sur le prix de la fusion entre Peugeot et Fiat Chrysler, la rémunération de Denis Kessler chez Scor ou encore l’opportunité de l’entrée d’un fonds de private equity chez Accor. Mais il pourrait se positionner aujourd’hui sur un dossier certes plus modeste, mais où les enjeux de création de valeur sont importants : Europcar.

En novembre dernier, une information sort selon laquelle le fonds d’investissement Eurazeo a mandaté JP Morgan pour organiser la vente de ses près de 30% dans Europcar, après près de 13 ans à son capital. CIAM en profite alors pour franchir le seuil de 5 % du capital et annonce se positionner sur ce dossier. Il faut dire que le titre d’Europcar fait grise mine : il a perdu 40% entre janvier et octobre 2019, et lorsqu’il annonce un profit warning en octobre, perd à nouveau 37% en une seule séance…

Un véritable échec pour Eurazeo, qui avait racheté Europcar auprès de Volkswagen pour 3,1 milliards d’euros en 2006 -dont 1,8 milliard d’euros de dettes -, soit l’un des plus importants investissements du groupe alors dirigé par Patrick Sayer. Neuf ans plus tard, le fonds de private equity profite de l’amélioration des marchés pour organiser son IPO, et le groupe est à l’époque valorisé à 1,7 milliard d’euros de capitalisation boursière. Mais le groupe est concurrencé par les nouveaux services d’autopartage et covoiturage, et ne sait pas prendre assez rapidement le virage du digital.

Mis en bourse à 12,25 euros par action, le titre n’a que brièvement dépassé ce niveau, et a depuis continuellement décliné en Bourse. Caroline Parot est nommée directrice générale en 2016 pour redresser la barre, et le groupe se lance dans des acquisitions de concurrents en Allemagne et en Espagne, mais aussi de groupes d’autopartage et de scooters électriques, et se renomme Europcar Mobility Group en mai 2018 pour acter cette diversification. Las, Eurazeo n’aura pas réussi à voir les fruits de cette transformation et a annoncé vouloir se retirer juste après le profit warning d’octobre dernier, qui a fait plonger le titre à 3,5 euros.

Eurazeo, qui marque ainsi sa volonté de solder ses actifs cotés pour garder son essence d’acteur du private equity, a indiqué que sa sortie pourrait donner un coup de pouce à un cours déprimé, surtout en raison du faible volume. Un prix d’entrée qui n’a pas échappé à CIAM, qui selon sa dirigeante vaut plutôt autour de 7 euros par titre. L’activiste pourrait donc en profiter pour augmenter sa position, et soutenir la restructuration du groupe. Mais alors que le précédent actionnaire financier aura patienté 13 ans, l’horizon de l’activiste ne sera probablement pas aussi long termiste.

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