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Scor / Denis Kessler
SCOR améliore ses performances malgré un environnement perturbé
Il est de bon ton, dans le tout-Paris des affaires d’afficher une certaine méfiance à l’égard du groupe SCOR. Sans doute est-ce lié au contentieux qui oppose toujours le groupe à son actionnaire Covea, embarqué dans le rachat du concurrent Partner Re. Ou bien est-ce dû à la personnalité certes forte, mais si attachante de Denis Kessler. Ou encore parce que ce groupe a longtemps pâti d’une mauvaise réputation alors que cela fait des années qu’il affiche une santé insolente et la meilleure notation du secteur
Si certains pouvaient redouter un effet coronavirus sur les comptes du groupe, ils peuvent être rassurés ou plutôt réassurés. Les résultats du premier trimestre 2020 ne sont pas du tout impactés par la pandémie de Covid-19 et pas davantage par la crise économique et financière qui l’accompagne. Même si le groupe avertit que "cet événement est toujours en cours, et qu’il est donc impossible à ce stade d’évaluer précisément les conséquences de cette crise pour le reste de l’exercice",
Le réassureur français a donc enregistré au cours des trois premiers mois de l’année une performance conjuguant croissance maîtrisée, forte rentabilité et solvabilité robuste. Qu’on en juge ! Les primes brutes atteignent 4,16 milliards d’euros au premier trimestre 2020, en hausse de 2,2 % à taux de change constants par rapport au premier trimestre 2019. Par ailleurs SCOR Global Investments poursuit une stratégie de gestion d’actifs prudente et dégage un rendement des actifs solide de 3,1 % au premier trimestre 2020, bénéficiant de la réalisation de plus-values.
Le ratio de coûts du Groupe, s’est établi à 4,7 % des primes brutes émises, est meilleur que l’hypothèse d’environ 5 % du plan "Quantum Leap". Quant au résultat net du Groupe il a atteint 162 millions d’euros en hausse de 23,7 % par rapport au premier trimestre 2019. De fait, le rendement annualisé des capitaux propres ressort à 10,7 %, soit 1 007 points de base au-dessus du taux sans risque, dépassant ainsi l’objectif de rentabilité du plan "Quantum Leap".
Mais surtout, les activités de SCOR ont dégagé un cash-flow opérationnel net de 246 millions d’euros au premier trimestre 2020. Par ailleurs en ces temps où les investisseurs portent un regard acéré sur le cash disponible, la liquidité totale du groupe ressort à 2,7 milliards d’euros au 31 mars 2020. Enfin les capitaux propres s’élèvent à 6,27 milliards d’euros à la fin du trimestre. Ils sont donc supérieurs de 30 % à la capitalisation boursière. Enfin, le ratio de solvabilité estimé du Groupe à fin mars s’élève à 210 %, dans la partie haute de la zone de solvabilité optimale de 185 % - 220 % définie dans le plan "Quantum Leap".
C’est dire si le SCOR-bashing auquel certains financiers se livrent est totalement infondé, voire malveillant. Bien sûr, comme dans les animaux malades de la peste si le groupe n’a pas été atteint par le coronavirus, son titre en a souffert en bourse au point d’afficher une baisse de 30 % depuis le début de l’année. Un recul injustifié au regard des capitaux propres, et de la rentabilité.
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