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CMA-CGM obtient plus d’un milliard d’euros en PGE
Selon les informations obtenues par WanSquare, le groupe marseillais CMA-CGM a donc obtenu un prêt garanti par l’état d’un montant de 1 050 millions d’euros (soit près de 1 140 millions de dollars, puisque sa comptabilité est présentée dans la devise américaine qui est utilisée par tous les armateurs).
Cela faisait plusieurs semaines que la firme marseillaise dirigée par Rodolphe Saadé travaillait avec Rothschild & Co à la mise sur pied de ce moyen de refinancement à bas coût. Finalement le décret accordant ce PGE à CMA-CGM et surtout la garantie de l’État a été signé hier par Bruno Le Maire.
Ce sont les banques BNP Paribas (principal financeur du groupe), HSBC France et Société Générale qui se sont regroupées en pool bancaire pour accorder ces 1 050 millions d’euros de prêt dont on ne connaît pas le montant exact de la garantie étatique. Selon les normes en vigueur pour un groupe de cette taille les banques créancières ne porteront que 20 à 30 % du risque. Cette garantie porte sur le principal et les intérêts. Seule précision de Bercy, ce PGE s’applique au périmètre incluant tous les établissements de CMA-CGM immatriculés en France.
Seule particularité de ce prêt garanti par l’état, pour la première année, les commissions de garantie, pour la quotité garantie, sont perçues au nom, pour le compte et sous le contrôle de l'État, par BpiFrance Financement SA, auprès des établissements prêteurs, lors du décaissement du prêt et non lors de son octroi. Rappelons que BPI est l’un des créanciers de CMA-CGM qui devrait transformer cette année ses obligations en actions d’ici la fin de l’année, lui donnant accès à 6 % du capital.
La situation financière de CMA-CGM ne justifiait pas nécessairement le recours à un Prêt Garanti par l’État. Bien sûr le groupe a dix navires en commande qui doivent être livrés d’ici 2021. Bien sûr le groupe est assez endetté en raison du rachat effectué l’an passé du logisticien suisse Ceva. Enfin, pour ce qui est de l’activité, l’armateur marseillais enregistre, du fait de la crise du coronavirus, une baisse d’activité en volume de l’ordre de 10 % qui devrait durer toute l’année avec cependant un effet positif : la baisse des prix du fioul, en partie répercutés aux clients, à travers la baisse des taux de fret.
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