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Start-up / Private Equity / Bpifrance / Fonds d'investissement / Levée de fonds

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Bpifrance : 4,2 milliards d’euros pour les pépites françaises

Le fonds souverain à la française a annoncé le premier closing de son fonds privé Lac 1, destiné à investir dans des grandes entreprises françaises cotées. Il a pu compter sur le fonds souverain d’Abu Dhabi et doit maintenant aller chercher d'autres investisseurs étrangers.
Nicolas Dufourcq - bpifrance - banque publique d’investissement
Nicolas Dufourcq - bpifrance - banque publique d’investissement

C’était le grand défi de l’année pour bpifrance, annoncé fin février par son PDG, Nicolas Dufourcq : convaincre de grands institutionnels étrangers de venir financer les fleurons cotés français, pour pallier au manque de tissu financier de ce type dans l’Hexagone. Et le "fonds souverain" à la française vient de franchir une étape essentielle, dans une période particulièrement agitée. Seulement trois mois après son lancement, il a annoncé le premier closing de son fonds Lac 1, issu du projet "Lac d’argent", à 4,2 milliards d’euros, dont 3,2 milliards de souscriptions et 1 milliard de dette.

Comme il l’avait déjà annoncé, un grand fonds souverain fait son entrée : Mubadala, le fonds d’Abu Dhabi, accompagné de grands institutionnels français et internationaux comme Axa, CNP Assurances, Crédit Agricole Assurances, BNP Paribas Cardif, Covea, Generali, Groupe VYV, Société Générale Assurances, Caisse des Dépôts, Natixis, AG2R LA MONDIALE, Aviva France, Groupama, Scor, CCR ainsi que de grandes entreprises et family offices tels qu’Orange, le groupe Unibel et Financière Dassault.

"LAC I sera davantage un fonds activiste constructif qu’un fonds patriotique ou défensif", avait plaidé Nicolas Dufourcq fin février, expliquant que le fonds investirait dans des entreprises françaises cotées ayant au moins 500 millions d’euros de capitalisation boursière. L’objectif est de répondre d’une part au besoin de "capital patient" de ces grands fleurons français, surtout dans un environnement où les fonds activistes multiplient les croisades en Europe. Et de l’autre, de parer au manque de fonds de pension et autres grands systèmes de fléchage de l’épargne privée vers les sociétés cotées de l’Hexagone. Néanmoins, Bpifrance devait aussi convaincre que ce premier fonds privé ne sera pas une émanation des intérêts de l’Etat, et aura une politique d’investissement propre et des exigences de rendement comparables aux meilleurs acteurs.

Bpifrance garde aussi en ligne de mire les critères ESG. "Le fonds LAC 1 sera attentif à ce que cette croissance durable se réalise grâce à la prise en compte de critères environnementaux et sociaux", a affirmé José Gonzalo, directeur exécutif capital développement de bpifrance. Reste que le plus dur est encore à faire, notamment convaincre les autres fonds souverains du Golfe, d'Asie (Corée, Japon, Chine), les caisses de retraite canadiennes et les fonds de pensions américains, comme il l’avait mentionné, pour atteindre son objectif final de 10 milliards d'euros. Dans un monde post-confinement où la tentation du repli sur soi pourrait être grande, la tâche ne sera pas aisée, mais bpifrance peut aussi compter sur l’attractivité des fleurons cotés français, leaders mondiaux de leurs secteurs et dont la valorisation boursière est aujourd’hui injustement réduite à peau de chagrin.

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