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coronavirus Faurecia donne le ton dans l’automobile

CORONAVIRUS. A l’occasion de son assemblée générale, l’équipementier automobile a annoncé une baisse probable de 50% de son chiffre d’affaires au premier semestre.
Faurecia
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C’est probablement un aperçu de ce qui attend les équipementiers automobiles pour leurs résultats du premier semestre, qui seront publiés à la deuxième quinzaine de juillet. A l’occasion de son assemblée générale vendredi, Faurecia a indiqué prévoir une baisse de moitié de son chiffre d’affaires au deuxième trimestre.

Ceci en raison des mesures de confinement en Europe et en Amérique du Nord, qui ont été prises au cours du mois de mars, mais ont joué à plein entre les mois d’avril et de juin, en fonction des pays. En effet, dans les deux zones précitées, qui représentent 74% des revenus de l’équipementier en 2019, la chute devrait atteindre jusqu’à 65-70% au deuxième trimestre, avec un point bas en avril. En avril justement, le directeur financier Michel Favre avait en effet indiqué que les ventes seraient "quasi nulles" ce mois-là et qu’elles enregistreraient une "amélioration progressive" en mai mais à un niveau limité.

Ceci se cumule avec un recul de 19,7% au premier trimestre (à périmètre et change constants) : c’est cette fois la Chine qui avait été la cause de ses tourments. Si l’Europe et l’Amérique du Nord n’ont été que marginalement concernées par les mesures de confinement (à partir du 17 mars pour la France), c’est en revanche l’Empire du Milieu, où les mesures de quarantaine ont commencé à être appliquées à partir du 22 janvier pour s’achever fin mars, qui a pesé : la Chine représente un peu plus de 14% de son chiffre d’affaires (référence 2019) et surtout concentre une partie de la chaîne d’approvisionnement mondial de Faurecia. En conséquence, les revenus du groupe pour l’ensemble du premier semestre devraient afficher un recul d’environ 35% à périmètre et change constants – par rapport à un revenu de quasiment 9 milliards d’euros un an plus tôt.

Autre indice sur l’état de ses comptes, Faurecia devrait afficher un flux de trésorerie négatif au premier semestre, étant donné l’absence de recettes pour des coûts fixes toujours importants dans une activité aussi gourmande en capitaux que l’automobile. Sa consommation de cash a atteint un pic autour des mois de mai et juin et il compte renouer avec une génération de trésorerie à partir du second semestre.

La publication des comptes semestriels, prévue le 27 juillet, donnera également des éléments pour jauger de la vigueur de la reprise depuis le déconfinement progressif entamé fin mai, début juin. Les ventes ont commencé à se redresser. "On voit une amélioration de chacune de nos activités et nous pensons que notre point de sortie à fin juin sera aux alentours de -20% par rapport aux ventes de l'année dernière", a expliqué le directeur général Patrick Koller lors de l’AG.

"Nous sommes plutôt optimistes concernant l'Amérique du Nord. La Chine est au-dessus déjà des ventes de l'an dernier. L'incertitude majeure reste l'Europe", a-t-il ajouté, précisant que l'incertitude porte notamment sur les stocks et le comportement des consommateurs. En effet, si les ventes d’automobile ont repris en Europe – le ministre Bruno Le Maire a par exemple parlé de redressement "spectaculaire" en France – ce redémarrage reste incertain, puisque dopé par les nombreuses primes annoncées ou maintenues par les gouvernements dans leurs plans de soutien. En outre, la situation reste fragile dans le domaine sanitaire, si l’on en juge par les reconfinements partiels décidés en Chine et en Allemagne, et par les inconnues concernant l’évolution chaotique de la situation aux Etats-Unis.

 

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