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Entreprises / Actions / HSBC / HSBC France / Emploi / Société Générale / Restructurations

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HSBC / HSBC France / Emploi / Société Générale / Restructurations

Le couperet d’HSBC

La banque sino-britannique a annoncé aux syndicats qu’elle allait supprimer un tiers des effectifs de sa banque d’investissement en France. Elle met à exécution son plan de restructuration, ce que devront aussi faire ses concurrentes, en attendant la cession d'HSBC France.
HSBC - horloge
HSBC - horloge

En février dernier, le CEO par interim d’HSBC, Noel Quinn, annonçait un plan de restructuration majeur, qui prévoyait le désengagement des États-Unis et de l’Europe et la suppression de 35.000 postes, soit 15 % de ses effectifs, et notamment la cession de sa banque de détail en France. Un plan qui a ensuite été mis en pause au cœur de la crise du coronavirus, les banques étant très affairées à répondre aux besoins urgents de financement.

Mais face à un contexte très dégradé, le management d’HSBC France a informé les institutions représentatives du personnel qu’il allait supprimer un tiers des effectifs de la banque de financement et d’investissement, soit 235 sur un total de 678 postes. Le plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) comprend "une partie de départs volontaires et une partie de licenciements économiques", un scénario que craignent les syndicats. La banque compte enfin transférer ses activités de produits structurés de taux et actions vers Hong Kong.

HSBC n’est pas la seule à subir un environnement de marché très défavorable aux institutions financières depuis plusieurs années : les banques subissent des taux d’intérêts au plus bas historiquement, de faibles volumes de trading ou encore une réglementation plus contraignante, qui pèse sur leurs marges. Des challenges que n’ignorent pas ses concurrentes comme Société Générale, qui a subi 200 millions d’euros de pertes sur son ex-activité star de dérivés actions. La banque rouge et noire, qui a déjà supprimé 5.000 postes entre 2016 et 2020, a indiqué qu’elle allait s’alléger dans ces activités, jugées trop risquées en cas de krach boursier et de résurgence de la volatilité comme cela a été le cas en mars dernier. BNP Paribas a de son côté annoncé un plan portant sur 3.200 départs en France, Belgique et Italie, qu’il pourrait aussi décider de muscler.

Le sujet pour HSBC en France est aussi bien sûr celui de la vente de sa banque de détail, l’ex-Crédit Commercial de France qui avait été cédé à la banque sino-britannique en 2000, compte 270 agences et 5.000 salariés. Le process de cession, mené par Lazard, a été enclenché fin 2019, soit un très mauvais timing. A l’époque, la direction se laissait quatre mois pour trouver un repreneur, avant d’envisager une restructuration, mais la crise du coronavirus a bien sûr rebattu les cartes. La Banque Postale, déjà en pleine fusion avec CNP Assurances, était sur les rangs, tout comme Société Générale, et même plus récemment Oddo. Si la banque de Frédéric Oudéa a pris du champ pour travailler à sa propre restructuration, les autres options sont encore ouvertes. Mais avant qu’une telle cession n’aboutisse, il faudra que les banques aient fait le compte total de leurs provisions pour crédits défaillants, ce qui pourrait encore prendre plusieurs mois si l’on assiste à une résurgence de défauts à la rentrée, lorsque les mesures de soutien d’urgence auront pris fin.

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