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Indicateurs macros / Emploi / Etats-Unis / Taux directeurs / Jerome Powell / Fed

Indicateurs macros
Emploi / Etats-Unis / Taux directeurs / Jerome Powell / Fed

L’emploi US donne raison à la Fed

L’économie américaine a créé 263.000 emplois en avril, soit bien plus qu’attendu, et le taux de chômage est tombé à un plus bas depuis 50 ans. Malgré la faible inflation, la santé du marché du travail conforte la position de Jerome Powell sur le niveau des taux, ce qui satisfait les marchés... au détriment du Président.
Emploi US
Emploi US

"JOBS, JOBS, JOBS !" C’est par cette exclamation que Donald Trump s’est félicité des chiffres de l’emploi US sur Twitter ce vendredi matin. Car les données publiées par le Département du Travail sont certes bien plus élevées que prévu : l’économie américaine a créé 263.000 emplois au mois d’avril, alors que le consensus des économistes n’attendait que 190.000, et le taux de chômage est tombé à 3,6 % contre 3,8 % précédemment, soit le retour à un plus bas de 50 ans, en décembre 1969 ! Les chiffres de mars ont également été revus à la hausse de 16.000.

Seule modération, la hausse des salaires sur un an est restée stable à 3,2 %, alors que les prévisions tablaient plutôt sur 3,3 %. Et la baisse du taux de chômage est en réalité liée aux 500.000 américains qui sont sortis de la population active le mois dernier, si bien que le taux de participation a chuté à 62,8 % contre 63 % précédemment. Une mesure plus large du chômage, qui inclut les personnes trop découragées pour chercher un emploi ou qui travaillent à temps partiel par défaut, reste stable à 7,3 %, ce qui signifie que ces personnes pourraient venir occuper les emplois disponibles.

Ces chiffres démontrent en tout cas que le marché du travail continue à rester aussi dynamique et à créer toujours autant d’emplois. Ce qui conforte la position défendue par Jerome Powell lors de la dernière réunion de politique monétaire de la Fed mercredi dernier. Alors que les marchés anticipaient une baisse des taux d’ici la fin de l’année en vue d’une prochaine récession, le Président de la Fed a jugé que la faible inflation actuelle était "transitoire" et que la Fed était à l’aise avec le niveau actuel des taux, ne prévoyant ni un resserrement ni un desserrement monétaire dans un avenir immédiat.

La Réserve Fédérale a donc tenu tête au Président américain, qui a encore critiqué la politique monétaire en début de semaine et réclamé une baisse d’1 point des taux directeurs pour stimuler la croissance. Et les chiffres de l’emploi ce vendredi lui donnent raison. "En présumant qu’un accord commercial entre Etats-Unis et Chine sera trouvé et que les dépenses d’investissement restent fermes, nous attendons une croissance de l’économie US à environ 2,5 % cette année, ce qui signifie qu’il n’y aura pas besoin de baisse des taux par la Fed", analyse de son côté ING. Une conclusion qui risque pourtant de ne pas plaire au locataire de la Maison Blanche.

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