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La Bourse ne s’est pas trompée sur Euronext
Le début d’année avait été exceptionnel pour Euronext. La suite confirme la dynamique. La principale place boursière de la zone euro a publié un chiffre d’affaires en hausse de 51,7 millions d’euros au deuxième trimestre 2020, soit une hausse de 32,5% sur un an, pour atteindre 210,7 millions d’euros. Stéphane Boujnah le souligne : "Euronext a réalisé une solide performance avec une croissance à deux chiffres sur la plupart des classes d'actifs, qui, combinée à une maîtrise continue des coûts, s'est traduite par une hausse de l'EBITDA de 125,4 millions d'euros et une hausse de + 33,1% du BPA ajusté à 1,23 ".
Comment expliquer cette réussite ? Bien sûr, la conjoncture joue. La volatilité des marchés en cette période d’incertitudes incite à l’achat d’options et de couverture, source de revenus pour l’opérateur de marché. Mais la bonne santé d’Euronext résulte avant tout d’une stratégie qui paye ses fruits. D’abord, à travers une politique d’acquisition symbolisée par l’achat d’Oslo Bors en juin 2019 au nez et à la barbe du Nasdaq. Ensuite, par une politique d’innovation produits qui lui permet de se distinguer de ses concurrents. Euronext a d’ailleurs lancé un ensemble de produits ESG durant ce trimestre lui permettant, tout en respectant la dimension ESG de son plan stratégique de trois ans "Let’s Grow Together 2022", de générer du revenu en faisant vivre des contrats.
Ces choix structurels ont donc permis au groupe de Stéphane Boujnah de réaliser sur ce semestre le même EBITDA que sur l’ensemble de l’année 2016..., preuve du chemin parcouru ! Pour autant, le route est loin d’être terminée : le président du directoire relate d’ailleurs que "le troisième trimestre a bien démarré pour notre stratégie de diversification en cours, avec l’approbation de la FSA danoise pour l’acquisition de VP Securities en juillet". Sur le court terme, les plans de relance et l’incertitude devraient continuer à nourrir l’activité sur les marchés. Sur le moyen terme, l’acquisition annoncée devrait permettre des "synergies de cash-cost de 7 millions d'euros en 3ème année, grâce à une optimisation organisationnelle et informatique, avec un rendement en ligne avec nos critères d'investissement". Aussi, les perspectives d’Euronext s’annoncent rassurantes.
Les investisseurs ne se trompent d’ailleurs pas. Si le cours a subi une forte baisse le 20 mars (59,65 euros), il est aussitôt remonté et avoisine désormais les 95 euros. C’est donc presque une multiplication par 5 depuis 2015 et un cours autour des 20 euros. Depuis sa réintroduction en bourse en 2014, le cours connaît donc une croissance remarquable, qui ne devrait pas s’arrêter de sitôt.
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