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Jean-Marie Messier / Patrick Sayer
Patrick Sayer va aider Jean-Marie Messier
Ce sont des retrouvailles qui se préparent dans la banque d’affaires parisienne. Au moment où Erik Maris quitte Messier Maris & Co pour devenir advisory partner du fonds de private equity Advent International pour la France et l’Europe, Jean-Marie Messier a ressenti le besoin d’étoffer son équipe de 40 professionnels. Il a donc fait appel à Patrick Sayer, ancien président du directoire d’Eurazeo.
Les deux hommes se connaissent depuis longtemps. Ils ont fait Polytechnique l’un et l’autre avec une promotion d’écart. Et si Jean-Marie Messier a choisi d’entrer au service de l’État après avoir fait l’ENA et l’inspection des finances, ils ont fini par se retrouver chez Lazard au début des années 90. Patrick Sayer est alors chargé par Michel David-Weill de créer Fonds Partenaires, un embryon de pôle de private equity - aujourd’hui dans les mains du groupe LFPI de Gilles Etrillard – et il demande à Jean-Marie Messier de le seconder.
Jean-Marie Messier est très heureux de ce recrutement. Car il connaît le mode de fonctionnement de Patrick Sayer avec lequel il s’apprête à travailler en confiance et en transparence. L’ancien patron d’Eurazeo devra anticiper les opérations boursières et financières sur lesquelles la boutique de Jean-Marie Messier devra se positionner. Notamment dans le domaine du private equity, où Erik Maris avait un important réseau qui va manquer à la banque.
Du côté de Patrick Sayer, il ne s’agit pas d’un "full-time job" même s’il est très heureux de revenir à la banque d’affaires. Il entend également retrouver ses fonctions de juge au Tribunal de Commerce de Paris. Et ses prestations seront assurées par sa holding personnelle Augusta, au sein de laquelle il joue un rôle de business angel. Avant tout, il entend être pour son ancien camarade de l’X un "sparring partner" dans l’élaboration des opérations financières à venir. Sans pour autant faire de l’ombre à J2M comme cela a pu être le cas avec Erik Maris. Ce qui a fini par un clash inéluctable.
Pour l’heure, les deux hommes devront, en priorité aider Antoine Frérot – qui va s’exprimer aujourd’hui - à sortir du "faux-plat" sur lequel il est depuis un mois dans l’affaire Suez. Même si maintenant ce dossier devient plus juridique que bancaire. Par ailleurs Jean-Marie Messier aide Christophe Cuvillier dans sa tentative de mise en œuvre du si contesté plan Reset.
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