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Eurazeo / Elior / Europcar / Philippe Guillemot / Patrick Sayer
Philippe Guillemot obtient enfin justice face à Eurazeo
Dans un arrêt du 29 octobre dernier, la Cour d’appel a confirmé la condamnation d’Eurazeo, prononcée il y a deux ans par le Tribunal de commerce de Bobigny, à racheter à Philippe Guillemot ses actions Europcar à leur valeur d’achat de 19,50 euros. La société d’investissement, alors dirigée par Patrick Sayer (qui a quitté Eurazeo en 2018 avec un montant monstrueux de stock-options et exerce aujourd’hui comme Juge au Tribunal de commerce de Paris ; ce qui obligé à un dépaysement de la procédure), avait en effet cherché à soustraire à Philippe Guillemot, grand patron reconnu par toute la Place de Paris, une partie importante de l’investissement qu’il avait réalisé dans l’entreprise à son arrivée en l’obligeant à lui revendre ses actions pour moins d’un quart de leur valeur d’achat (4,50 euros) au moment de son départ d’Europcar en février 2012, au mépris total des termes de son contrat d’option.
En 2012, Patrick Sayer avait exigé le départ de Philippe Guillemot – qu’il était allé chercher - en lui reprochant d’avoir, lors de réunions avec des cadres du groupe, tenu des propos exprimant des doutes profonds sur les perspectives du groupe et sur la viabilité de son modèle économique et de tenter de créer un antagonisme entre la société et son actionnaire majoritaire en communiquant directement avec des investisseurs potentiels et en dissimulant des informations.
C’est Noémie de Galembert, avocate de Philippe Guillemot, qui a mené avec succès cette bataille judiciaire. Spécialiste dans les conflits à l’occasion de la séparation des dirigeants d’entreprise avec leurs actionnaires, elle a montré une fois de plus son savoir-faire dans un cas d’école. Eurazeo doit maintenant payer à Philippe Guillemot une somme significative.
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