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Europcar / Ebitda corporate

Europcar va devoir tenir

Le loueur de véhicules, qui renonce à ses objectifs financiers pour 2020, n’attend pas de retour à la normale avant 2023.
Europcar
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Le déconfinement au troisième trimestre n’a pas réellement profité à Europcar Mobility Group, frappé de plein fouet par la crise sanitaire et en train de négocier avec ses créanciers la restructuration de sa dette. Son chiffre d’affaires a reculé de 50% par rapport à l’année précédente (à 537 millions d’euros), tandis que son Ebitda "corporate" (hors dépréciations, loyers et frais financiers liés à la flotte automobile) ajusté s’est effondré de 78%, à 54 millions d’euros. Les restrictions de voyage et la réticence des clients à se déplacer ont eu raison de l’activité du groupe.

Les nouvelles restrictions et les mesures de confinement qui se profilent – en Europe notamment – augurent donc d’un quatrième trimestre difficile. Les réservations pour les mois d’octobre à décembre affichent des baisses sur un an encore pires que celles des mois de juillet à septembre (entre 3 et 12 points de pourcentage). Concrètement, Europcar a vu ses réservations (à la date du 20 septembre) reculer de 76% pour octobre, de 81% pour novembre et de 78% pour décembre. Le loueur ne s’estime logiquement plus en mesure de formuler d’objectifs pour cette année. En juillet dernier, il anticipait encore un Ebitda corporate faiblement positif au second semestre.

Si Europcar réussit son retournement (il a nommé un administrateur ad-hoc pour l’aider dans sa restructuration), il ne prévoit pas de retour aux niveaux d’activité de 2019 avant 2023. Il prévoit un chiffre d’affaires de 2,9 milliards d’euros en 2022 et de 3,3 milliards en 2023, contre un montant de 3,2 milliards l’année dernière. Ce redressement serait à mettre sur le compte de la location de proximité et la location d’utilitaires : le groupe estime que les locations à but de tourisme ne devraient plus peser que 40% de ses revenus dans trois ans, contre encore 47% en 2019 - signe de l’effet de long terme de la crise sur les déplacements lointains et de la volonté d’Europcar à s’adapter à cette évolution.

En conséquence, Europcar a réévalué son objectif de réduction de coûts d’ici à la fin de l’année : il vise désormais le milliard d’euros, alors qu’il s’était fixé l’objectif de 850 millions en juillet dernier – une gestion qui explique aussi l’augmentation de seulement 71 millions d’euros de la dette corporate nette entre le 30 juin et le 30 septembre (à 1,32 milliard d’euros). C’est l’une des raisons qui expliquent pourquoi Europcar s’attend à une amélioration plus rapide de sa marge d’Ebitda corporate : 9,2% dès 2022 contre 8% en 2019, et 11,3% en 2023.

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