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EDF perd 2 milliards d’euros d’activité avec la Covid-19

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EDF perd 2 milliards d’euros d’activité avec la Covid-19

L’électricien maintient, à l’heure de la présentation des neuf premiers mois de son exercice, un objectif d’Ebitda de 15,2-15,7 milliards d’euros, contre 17,5-18 milliards d’euros avant la crise.
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EDF avait pris un coup de jus au premier semestre. Aussi, les chiffres d’activité du troisième trimestre étaient attendus. Et la baisse organique de 1,8 % du chiffre d’affaires, qui s’établit à 14,1 milliards d’euros, correspond aux attentes des analystes. Finalement sur les neuf premiers mois de l’année, la baisse du chiffre d’affaires est de 4 %, passant ainsi de 50,96 milliards d’euros en 2019 à 48,85 milliards en 2020. Jefferies jugeait ce matin "rassurante" cette publication. "La crise sanitaire affecte le chiffre d’affaires du groupe pour un montant estimé à -2 milliards d’euros à fin septembre 2020 en raison principalement d’une moindre production nucléaire, de la baisse de la demande (…) ainsi que du ralentissement ou du report des activités de travaux et de services auprès des clients", précise EDF dans un communiqué. Dès lors, on peut parler d’une hypothétique stabilité hors crise sanitaire.

Dans le détail, les activités de production et de commercialisation du groupe, près de la moitié de son chiffre d'affaires, diminuent de 0,4 % à 19,99 milliards d’euros, et les activités réglementées de 1,1 %, à 11,31 milliards d’euros. Les renouvelables ont pris 6,1 % (1,16 milliard d’euros) et le Royaume-Uni progresse de 7,8 % (6,717 milliards), hausse expliquée "par la hausse des prix réalisés du nucléaire et par le rétablissement du marché de capacité".

Surtout, c’est une nouvelle fois le dossier de la production nucléaire en France qui explique une grande partie de l’évolution. Parmi la perte de chiffre d’affaires de 1 milliard d’euros des activités de production et de commercialisation en France, "la baisse de la production nucléaire (…) a pour conséquence une baisse du chiffre d’affaires d’un montant estimé à - 865 millions d’euros, hors effet du COVID ". En effet, la production s’établit sur neuf mois à 241,1 TWh, en baisse de 47,1 TWh par rapport à la même période en 2019, dont -29 TWh imputable à la pandémie. Cette baisse résulte principalement des "mesures prises dans le cadre de la crise de la Covid et aux prolongations d’arrêt de Flamanville 1 et 2 et de Paluel 2", décrypte EDF. Heureusement, elle est "partiellement compensée par l’amélioration de la production hydraulique", qui explose de 24 % à 34,1 TWh. Mais l'électricien a confirmé son objectif de production d'électricité nucléaire comprise entre 325 et 335 TWh démontrant d'autant plus son intérêt pour l'activité.

Devant les analystes, Xavier Girre, directeur exécutif en charge de la direction financière d’EDF, a confirmé l’objectif d’Ebitda pour l’année en cours entre 15,2 et 15,7 milliards d’euros. Il a même ajouté "espérer atteindre le haut de la fourchette". Le rapport endettement financier net du groupe sur l’Ebitda devrait être supérieur à 3, avant de tendre vers ce chiffre les années suivantes. Enfin, il a aussi confirmé les "ambitions 2020-2022" consistant en une baisse des charges opérationnelles entre 2019 et 2022 de l’ordre de 500 millions d’euros, ainsi que de cessions avoisinant les 3 milliards.

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