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Rémy Cointreau : un Roc-test positif pour la fin de l’exercice

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Rémy Cointreau / vins & spiritueux

Rémy Cointreau : un Roc-test positif pour la fin de l’exercice

Après un semestre en décroissance, le groupe de liqueurs et spiritueux prévoit une croissance organique positive de son résultat opérationnel courant  pour l’exercice fiscal 2020-2021. Cet optimisme se base sur une amélioration progressive des ventes depuis le début de la crise, mais ne convainc pas le marché.
Rémy Cointreau - logo
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"Nous nous attendons à une très bonne année 2021 en dépit de la crise" a tenu à mettre en évidence dès le début de la conférence analyste suivant la publication des résultats du premier semestre de Rémy Cointreau le président du groupe Marc Heriard Dubreuil. Cet optimisme prend concrètement forme dans l’amélioration des perspectives pour la fin de l’exercice fiscal. Ainsi, le groupe de liqueurs et spiritueux prévoit une croissance organique positive de son résultat opérationnel courant pour l’année fiscale 2020-2021. " Cette performance devrait être légèrement modérée par des effets de devises et périmètres défavorables à hauteur de 3 millions d’euros et 5 millions d’euros " estime toutefois Rémy Cointreau. Déjà, ce ROC se pose en amélioration : au premier trimestre, les prévisions tablaient sur une diminution comprise en 35 % et 40 % (contre -45 %-50 % au début de la crise), alors que durant la présentation des ventes du deuxième trimestre le groupe prévoyait une baisse comprise entre 25 % et 30 %.

Finalement, ce ROC s’est établi à 106,2 millions d’euros pour ce premier semestre (avril 2020-septembre 2020), en baisse de 22,5 % à périmètre et taux de change constants. Le marché restait toutefois prudent, le titre ouvrait ce matin en hausse de 0,66 %. "L’amélioration de la prévision pourrait ne pas être suffisante", avançaient les analystes de JP Morgan ce matin, soulignant une amélioration générale du consensus de résultats pour l'ensemble du secteur. Jefferies a, lui, confirmé son opinion Sous-performance et son objectif de 115 euros.

De la même manière, les ventes ont commencé un progressif retour à la normale. Après la baisse de 33 % à périmètre et taux de change constants au premier trimestre, le premier semestre complet aboutit à un chiffre d’affaires de 430,8 millions d’euros, soit une baisse organique de 16,4 %. Les ventes de cognac (-18,1 %) souffrent d’un effet volume (-8,1 %) mais aussi d’un effet mix/prix (-10 %) avec la fermeture des duty free et l’absence de célébrations. Les liqueurs et spiritueux perdant 13,6 %, aussi tirés vers le bas par le duty free, même si l’activité Cointreau aux Etats-Unis est bonne. Enfin, les marques partenaires croissent de 2,1 %, mais l’apport reste minime (seulement 500 000 euros de ROC). Pour le reste de l’exercice, le groupe mise sur une forte reprise en Chine et aux États-unis, deux régions qui tirent déjà les ventes.

Finalement, le résultat net part du groupe, hors éléments non récurrents, s’élève à 65,2 millions d’euros (-23 %). La dette s’élève quant à elle à 427,3 millions d’euros, soit une diminution de 23,6 millions d’euros par rapport à mars 2002 et 31,6 millions d’euros à septembre 2019. Cela s’explique par "une bonne maîtrise des investissements industriels" - les investissements en communication ont baissé de 0,6 point et les coûts de structure, distribution et holding ont diminué de 0,4 point – mais aussi par "le fait que les actionnaires ont opté pour un paiement par action et un complément numéraire en octobre", rentrant donc dans le deuxième semestre. Le coût de la dette brut reste stable à 6,1 millions d’euros. On remarque aussi une baisse de 4,4 millions d’euros des autres charges financières imputable à "l’évolution de modalités contractuelles de certains contrats d’approvisionnement". Finalement, le ratio dette nette/Ebitda est de 2,04, contre 1,39 au 30 septembre 2019.

 

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