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ALERTE : Une vaste saisie en cours au siège de Veolia, Engie et Meridiam
C’est une très vaste opération de fouilles informatiques qui est menée depuis le début de la matinée dans les bureaux de Veolia, d’Engie et de Meridiam. Le Tribunal de Commerce de Nanterre, saisi par Suez, a en effet décidé de la mise en œuvre de l’article 145 du code de procédure civile qui prévoit que "s'il existe un motif légitime d'établir avant tout procès la preuve de faits dont pourrait dépendre la solution d'un litige, les mesures d'instruction légalement admissibles peuvent être ordonnées à la demande de tout intéressé, sur requête ou en référé".
Les experts informatiques qui mènent cette vaste opération de recherche d’indices disposent d’un certain nombre de mots-clés fournis par le Tribunal de Commerce de Nanterre. Et c’est sur cette base qu’ils sont autorisés à examiner les ordinateurs de plusieurs dirigeants de Veolia, d’Engie et de Meridiam. Selon les informations obtenues par WanSquare auprès du Tribunal, le but de cette large fouille informatique, sans précédent dans le monde des affaires, vise à obtenir (ou non) les éléments prouvant que l’opération hostile annoncée le 30 août dernier contre Suez était concertée entre ces trois entreprises.
Cette mission diligentée par le Tribunal de Commerce de Nanterre – le même qui a récemment rendu une décision favorable à Veolia à propos de la fondation néerlandaise créée par Suez – est constituée à la fois par des huissiers de justice et des experts informatiques.
Interrogés sur cette action en justice, les représentants de Suez indiquent qu’il s’agit de la suite naturelle donnée par le groupe au courrier adressé le 5 octobre dernier par Philippe Varin à Bruno Le Maire, le Ministre de l’Économie. Une lettre dans laquelle le Président de Suez dénonçait "plusieurs anomalies graves" à la suite de la vente prévue de 29,9 % de son capital à son grand rival Veolia par Engie. Par ailleurs Philippe Varin posait la question de la "loyauté" de son actionnaire de référence, Engie, et indiquait se réserver le droit d’agir en justice à son encontre.
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