Dirigeants, gouvernance / chambre de compensation / Brexit
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Un HEC prend la tête de la chambre de compensation LCH SA
La filiale française du groupe LCH Clearnet, LCH SA, a annoncé aujourd'hui la nomination de Claude Ehlinger, en tant que président et administrateur non exécutif indépendant. Il succède, dans cette fonction, au Néerlandais Lex Hoogduin.
Claude Ehlinger, diplômé d’HEC, a commencé sa carrière en 1985 au sein du groupe Thomson puis a occupé différentes fonctions jusqu’au poste de directeur général chez Finacor. De 1999 à 2003, il est directeur financier de CCMX, puis contrôleur financier régional de Capgemini.
En juin 2004, il rejoint Eutelsat en tant que directeur financier du groupe, poste qu'il occupe jusqu'en juillet 2007. Il poursuit sa carrière chez Louis Dreyfus en qualité de directeur financier, puis directeur général adjoint et directeur général par intérim de juin 2014 à octobre 2015. À partir de 2019, Claude Ehlinger devient Senior Advisor de Wendel, qu'il a rejoint en octobre 2016 en tant que directeur général d'Oranje-Nassau. Administrateur et membre du comité d'investissement, il est président non exécutif de Stahl depuis octobre 2017 et administrateur non exécutif de Bureau Veritas, depuis octobre 2016.
Le nouveau président rejoint la chambre de compensation LCH SA enregistrée en France et filiale du groupe LCH Clearnet, détenu par le LSE, à un moment important pour ses activités, alors que le Brexit pourrait modifier les règles des activités de compensation. En juillet dernier, Bruxelles avait accordé un "régime d'équivalence temporaire" après la sortie officielle du Royaume-Uni de l'UE pour les chambres de compensation, afin d'éviter toute rupture brutale à la fin de la période de transition. Le but étant de permettre aux traders et banques de l'UE de continuer à accéder, malgré le Brexit, à ces infrastructures cruciales, principalement basées à Londres, pour y effectuer la compensation de leurs transactions en produits dérivés.
Rappelons que les chambres de compensation permettent de limiter le risque de défaut du vendeur ou de l'acheteur en s'intercalant entre les deux contreparties. Et empêchent ainsi qu'un tel défaut ne contamine le reste du marché. Leur sort devrait être fixé d'ici le mois de mars, alors que l'UE et la Grande-Bretagne ont entamé des négociations spécifiques concernant le secteur financier il y a quelques jours. Si les chambres basées à Londres ne sont plus habilitées à "clearer" les transactions effectuées en Europe, celles enregistrées sur le Vieux Continent, telle que LCH SA, pourraient profiter d'un regain d'activité.
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