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Coface risque politique

Macro-économie / Taux / Coface / Risque politique

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Coface / Risque politique

Covid-19 : ce risque politique qui se dessine à l’horizon

Dans son dernier baromètre risque pays, Coface s’inquiète de la montée des inégalités issue de la pandémie et des troubles sociaux qu’elle est susceptible d’engendrer.
Planète - globe - mappemonde - mondialisation
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Cela démarre mal. Coface prévoit que "le 1er semestre de l’année 2021 devrait ressembler à l’année 2020". La cause ? Les politiques de "stop-and-go" dont les gouvernements ne pourront sortir qu’à la condition que l’immunité collective soit atteinte. Si cet objectif était rempli au sein des économies avancées, alors la croissance mondiale atteindrait 4,5 % en 2021, tandis que le commerce mondial progresserait de 6,7 % - en volume. Malgré ce rebond que le monde espère, il n’en demeure pas moins que le mal est fait et que selon l’assureur-crédit, "la pandémie promet une hausse supplémentaire durable des inégalités de revenu".

Dans le détail, le coefficient de Gini, l’une des mesures des inégalités de revenus (une valeur plus élevée signifie un creusement des inégalités), pourrait augmenter de près de 6 % dans les pays émergents et en développement et de 3,5 % à 7,3 % dans les pays développés, notamment dans les pays européens, selon la durée et l’intensité des restrictions, anticipent les économistes de Coface. Et cette dynamique va difficilement se résorber puisque s’appuyant sur les précédentes pandémies ayant jalonné le XXIe siècle, le groupe français observe que le coefficient de Gini était demeuré alors, en moyenne, 1,25 % plus élevé que son niveau initial cinq ans après le début de chacune d’entre elles (SARS en 2003, H1N1 en 2009, MERS en 2012, Ebola en 2014 et Zika en 2016).

Et la conséquence directe de cette montée persistante des inégalités pourrait être en dernière instance "une hausse notable du risque politique", avance Coface, sous l'effet d'une augmentation du mécontentement social. En conséquence de quoi, l'on pourrait assister à l'émergence de troubles sociaux. Et ces derniers apparaissent en général un an après une pandémie, selon les calculs de l'assureur-crédit. Julien Marcilly, chef économiste de Coface, analyse que, "ce n'est pas au coeur de la crise que s'exprime la frustration" mais "c'est quand on est dans un processus de reprise que les frustrations apparaissent", car les individus ont tendance à comparer leur sort à celui des autres, a-t-il expliqué.

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