Professions financières / Coface / assurance-crédit / sinistralité / rachat d'actions
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Coface / assurance-crédit / sinistralité / rachat d'actions
Coface affiche sa confiance devant un horizon qui s'assombrit
Le resserrement des mesures de confinement, en particulier à travers l'Europe, laisse entrevoir aux entreprises une nouvelle plongée dans les difficultés, reléguant de plusieurs mois l'espoir d'une convalescence. Coface, en sa qualité d'assureur-crédit, se retrouve en première ligne face au risque accru de sinistralité. Pourtant, à l'occasion de la publication de ses chiffres d'activité au troisième trimestre hier soir, elle a ainsi annoncé un programme de rachat d'actions de 15 millions d'euros, soit 1,5% de sa capitalisation boursière actuelle, sur un maximum de 2,4 millions de titres, dans l’intention de les annuler.
Le montant n'est certes guère impressionnant. Mais il faut y voir l'intention de la direction de montrer un signe de solidité, ainsi qu'une certaine confiance en l'avenir malgré le contexte. L'opération témoigne de "ses bons ratios opérationnels et un bilan solide", explique Xavier Durand, le directeur général de Coface. "Ce programme n'entame pas la capacité [du groupe] à financer sa croissance, tant organique qu'externe", ajoute le groupe dans son communiqué.
Coface a moins souffert troisième trimestre, suite au déconfinement à partir du mois de juin. Ainsi, le ratio de sinistralité brut de réassurance s'est élevé à 54,8% entre début juillet et fin septembre, après avoir atteint un pic de 62,8% au deuxième trimestre. "Cette amélioration traduit l'effet des mesures de gestion des risques prises par Coface depuis le commencement de la crise, la baisse mécanique des encours pendant la période de confinement et également le soutien important de la plupart des Etats aux entreprises", a indiqué Coface. Le troisième trimestre a été marqué par une quasi-absence de sinistres de taille importante, a ajouté le groupe. Au cours des neuf premiers mois de l’exercice, il s’établit à 57,6%, en hausse de 15 points de pourcentage par rapport à la même période en 2019. Le ratio de sinistralité net est ressorti à 55,2%, en hausse de 10 points sur un an, tandis que le ratio combiné net monte de 8,5 points, à 85,3%. Dans ce contexte, l’assureur-crédit a parallèlement travaillé sur ses coûts, qui ont baissé de 5,4% au troisième trimestre (et de 2,9% à périmètre et change constants).
De fait, les comptes trimestriels montrent une certaine résistance à la crise sanitaire. L’assureur-crédit a réalisé un chiffre d’affaires consolidé de 1,08 milliard d'euros sur les neuf premiers mois de l’année, en baisse de -0,9% à périmètre et taux de change constants sur un an (-1,9% en publié). Les affaires nouvelles atteignent 114 millions d'euros, en hausse de 18 millions. Le résultat net a chuté de 55,2%, à 52,4 millions d'euros.
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