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La guerre en Ukraine favorise le désengagement des assureurs-crédits

Source de tensions et de pénuries de matières premières, la guerre en Ukraine, débutée en février dernier, a fait repartir à la hausse, la tendance de désengagement des assureurs-crédits envers les entreprises, selon un baromètre publié par Diot-Siaci. Ces dernières avaient déjà connu le même phénomène lors de la crise sanitaire. 
La guerre en Ukraine a provoqué  une hausse des retraits de garanties de la part des assureurs-crédits. (Photo by Sergei SUPINSKY / AFP)
La guerre en Ukraine a provoqué une hausse des retraits de garanties de la part des assureurs-crédits. (Photo by Sergei SUPINSKY / AFP)

L’embellie sur le marché de l’assurance-crédit était-elle de courte durée ? C’est en tout cas ce que tend à démontrer le premier baromètre publié par Diot-Siaci. En effet, si la réaction quasi-immédiate de désengagement de la part des certains assureurs-crédits (garantie contre les impayés et de défaillance de paiement de la part des clients des entreprises) face à la crise sanitaire en 2020 avait été jugée extrêmement brutale par les entreprises, forçant le gouvernement à mettre en place des solutions de soutien à travers des couvertures directes (dispositif CAP), ces derniers avaient finalement retrouvé un niveau d’activité dynamique à l’été dernier, porté par la reprise économique.

Mais c’était sans compter sur le déclenchement de la guerre en Ukraine en février dernier qui a, de nouveau, crispé des acteurs du secteur. “Le niveau de désengagement en mars 2022 est supérieur de 45% de la moyenne mensuelle observée en 2021”, note l’étude. Une crise qui a fait repartir à la hausse un comportement de retrait des garanties, notamment sur les mois de février et de mars. “Un phénomène qui s’expliquerait notamment par l’augmentation des prix des matières premières et les pénuries qui pourraient ternir les marges des entreprises dans les prochains mois”, souligne le baromètre.  

La réaction des assureurs-crédits n’est toutefois pas la même selon qu’il s’agisse de garanties à apporter concernant des entreprises situées en Ukraine ou en Russie. Dans le premier cas, la Banque centrale ukrainienne ayant rapidement annoncé un gel des paiements, ils ont immédiatement retiré les lignes de crédit qu’ils portaient.

Dans le second cas, la politique de désengagement (sur la Russie) a été plus progressive, selon le baromètre, et a suivi l’évolution des sanctions internationales. Ainsi, si dans un premier temps, les assureurs-crédits ont maintenu leurs engagements inchangés au niveau des encours de leurs clients, le taux de satisfaction a ensuite été divisé par deux (base de 100) passant de 93 en février dernier à 53 le mois suivant, le premier train de sanctions prononcées par les instances européennes à l’encontre de la Russie datant du 22 février. A noter cependant que les encours concernés dans 90% des cas des polices d’assurance-crédit émises localement et pouvant être maintenues indépendamment des sanctions européennes. 

Dans le détail, l’étude montre que même en temps de crise, le secteur de l’agroalimentaire reste le mieux accompagné, avec un taux de satisfaction ne descendant pas en dessous de la barre de 110 sur une moyenne de 100 depuis janvier 2021 et frôlant la barre des 120 points en mars dernier. A l’inverse, le secteur du bâtiment reste toujours 10 à 15 points en dessous de cette moyenne, oscillant entre 80 et 90 points de satisfaction depuis janvier 2021. 

 

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