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Euronext / rachat d'actions / Résultats trimestriels / résultats financiers
Euronext affiche clairement sa confiance en l’avenir / L’opérateur paneuropéen va lancer le premier rachat d’actions de son histoire
Une action symbolique. Pour la première fois de son histoire, Euronext a donc décidé de lancer, dès le 31 juillet prochain, un programme de rachat d’actions.
Un plan d’un montant maximal de 200 millions d’euros sur 12 mois correspondant à environ 3 % de son capital. Objectif : réduire le capital en circulation. "Ce programme est rendu possible par nos fortes capacités à générer des flux de trésorerie, et démontre la rigueur de notre stratégie d’allocation de capital. Ce programme de rachat d’actions ne changera rien à notre trajectoire de désendettement ni à notre politique de dividende, et permettra de préserver l’agilité de nos opportunités de capture de valeur", s’est félicité le président du directoire, Stéphane Boujnah, lors d’un entretien accordé à WanSquare.
Il faut dire que l’opérateur paneuropéen est solide. Après un premier trimestre quasi-historique, le groupe vient une nouvelle fois d’enregistrer des performances remarquables. Au deuxième trimestre, Euronext affiche en effet un chiffre d’affaires de 368,1 millions d’euros, stable sur un an. Son bénéfice net ajusté s’établit quant à lui à 142,9 millions d’euros.
Indétrônable
Et dans un marché des introductions en Bourse (IPO) peu dynamique, le groupe a enregistré 16 nouvelles cotations au deuxième trimestre - dont la plus grande en Europe, Lottomatica, société italienne de jeux d’argent - portant ainsi à 30 le nombre d’IPO enregistrées depuis le début de l’année (et même 35 au 27 juillet 2023) et confirmant ainsi sa place de première cotation en Europe.
A côté, London Stock Exchange et Deutsche Börse font pâle figure avec respectivement 13 et 2 introductions en Bourse sur la période. Une attractivité qu’Euronext doit à sa stratégie paneuropéenne. Les sept marchés où le groupe est présent étant interconnectés, son bassin de liquidités est donc plus conséquent avec 25 % du trading européen. Sans oublier que le groupe a développé de nombreuses expertises comme celle sur les cotations internationales qui lui permis de capter, au cours des trois derniers mois, les cotations de huit entreprises n’appartenant pas à un des sept marchés d’Euronext, mais aussi sectorielle telle que le luxe. Le groupe Ferretti, spécialisé dans les yachts de luxe, s’est par exemple introduit sur Borsa Italiana le mois dernier.
Une diversification toujours plus fructueuse
Mais faut-il encore le rappeler, Euronext n’est pas "seulement" une place de cotation. Sa stratégie de diversification, engagée depuis plusieurs années et notamment depuis l’arrivée à la présidence du directoire de Stéphane Boujnah, continue de porter ses fruits. Ainsi, les revenus des solutions technologiques ont progressé de 13,2 % au deuxième trimestre par rapport à la même période l’année dernière, grâce notamment à l’internalisation des services de colocation de ses clients (activité nouvelle) à la suite de la migration du centre de données de Londres vers Bergame (Italie). Une auto-gérance de son propre centre de données qui lui permet de tirer 100 % des revenus atteignant au cours de la période 27,3 millions d’euros.
De même, l’on notera la progression de 9,4 % au deuxième trimestre sur un an de l’activité des services de données dont le chiffre d’affaires s’élève au niveau record de 56,9 millions d’euros.
Par ailleurs, les activités de négoces d’électricité, détenues depuis 2020 et qui opèrent en Norvège et en Angleterre, ont fortement augmenté avec une croissance du chiffre d’affaires de 24,7 % à 8,6 millions d’euros.
De nouvelles synergies à venir
Pour le reste de l’année, le groupe a confirmé son objectif intermédiaire de 70 millions d’euros de synergies cumulées (115 millions d’euros d’ici la fin de l’année 2024), provenant de l’intégration du groupe Borsa Italiana vers sa plateforme Optiq et de l’expansion d’Euronext Clearing à tous les marchés d’Euronext, en commençant par les actions au quatrième trimestre 2023. Il lui reste à conquérir environ 25 millions d’euros sur cet objectif, 44,2 millions d’euros de synergies ayant déjà été atteints à la fin du mois de juin.
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