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Publication des résultats / Sodexo
Sodexo ne prévoit pas de prompte reprise
Le fournisseur de services aux entreprises essentiellement sur sites - restauration collective, tickets-repas, accueil, entretien, nettoyage et maintenance technique - a atteint au premier semestre de son année fiscale décalée un niveau de marge opérationnelle meilleur que ce qui avait été annoncé en janvier dernier. Son résultat d'exploitation sur la période qui s’étend de septembre 2020 à février 2021 est de 265 millions d'euros (contre 685 millions un an plus tôt) si bien que sa marge s’élève à 3,1 % (contre 5,9 % un an auparavant) par rapport à la limite basse de 2,5 % que le groupe s'était fixée.
Un niveau de marge qui reflète, selon le directeur général de la société Denis Machuel, les renégociations de contrats que Sodexo a obtenues auprès de ses clients depuis mars 2020, sa maîtrise stricte des coûts et les premiers effets du programme de restructuration mis en œuvre pour pallier les pertes engendrées par la pandémie - ce programme baptisé GET ("Group Effectiveness and Transformation") prévoit 350 millions d'euros d'économies cumulées d'ici à l'exercice 2021-2022. Il s’agit là d’un plan de gestion des coûts en vue d’augmenter sa productivité.
Le spécialiste de la restauration collective doit aussi la moindre diminution de sa marge à sa politique de rétention de ses clients, l'une de ses priorités selon son directeur général qui s’est exprimé lors de la conférence de presse de ce matin. Le maintien de sa marge est enfin lié au prolongement des programmes de soutien à l’emploi mis en place par les gouvernements dans certains pays où le groupe est présent.
Le titre de Sodexo - société détenue à 42,2 % par la dynastie fondatrice Bellon - est volatil depuis l’ouverture de la Bourse ce matin, gravitant autour de 81 euros : la réaction des investisseurs est mitigée étant donné les prévisions prudentes du groupe qui se défie de la troisième vague de pandémie.
"J'ai confiance dans notre capacité à atteindre des niveaux supérieurs à ceux d’avant-crise" a annoncé Denis Machuel sans pour autant donner d'horizon. En d'autres termes, la crise n'a pas - selon lui - structurellement amoindri les besoins des entreprises et autres sites en leurs services, si bien que le redémarrage de l'activité mondiale se traduira mécaniquement par une reprise de leur chiffre d'affaires.
Mais le spécialiste de la restauration ne s'attend pas à une prompte reprise, ne prévoyant pas d'augmentation significative de son volume de chiffre d'affaires d'un semestre à l'autre, sachant que son niveau d’activité au premier semestre clos le 28 février 2021 s’élève à 8,6 milliards d’euros, soit un recul de 21,7 % en glissement annuel à taux de change et périmètre constant. Il anticipe en glissement annuel – étant donné la base comparable avantageuse dont il bénéficie - une croissance de son activité comprise entre 10 % et 15 % tandis que le consensus prévoyait un rebond de l’ordre de 25 %. Le groupe prévoit par ailleurs et une marge d'exploitation au second semestre du même ordre que celle du premier, à 3,1 % à périmètre et taux de change constants.
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