Macro-économie / Taux / CCE / territoire français / fiscalité
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CCE / territoire français / fiscalité
La France continue de séduire
Pour la huitième année consécutive, les conseillers du commerce extérieur de la France installés dans différentes régions du monde ont été sollicités pour délivrer la perception que les investisseurs étrangers ont du potentiel du territoire français concernant les six derniers mois. L’objet de cette étude est notamment d’évaluer les conséquences des mesures de l’exécutif et sa perception à l’international.
Cette année, l’attrait de la France est en légère baisse mais demeure élevée : l’indice, fruit de cette enquête, s’élève à près de 63,3 points (sur 100) ; il est sensiblement plus faible qu’en 2020, mais plus élevé que celui obtenu en 2019, une année marquée par les tensions sociales de l’hiver. Le constat est similaire pour l’indice "ressenti" : 71 % des conseillers ayant répondu à l’enquête ont estimé comme "plutôt bonne" ou "bonne" la perception de l’attractivité de l'Hexagone dans leur pays d’implantation.
Le niveau relativement élevé de l’indice témoigne de l’accueil favorable à l’international des efforts déployés par l’exécutif en matière de fiscalité – plus précisément de baisse de l’imposition de production (CFE, CVAE, taxe foncière) - et d’aides promises aux entreprises dans le cadre du plan de relance, notamment concernant l’accompagnement de leur numérisation. Par ailleurs, la France continue de bénéficier de ses atouts historiques : coût de l’énergie et infrastructures, qualité de la main-d’œuvre, qualité de vie, capacités d’innovation et de recherche, etc. Si la plupart de ces critères se maintiennent ou connaissent une légère baisse, un critère évolue à la hausse. La perception de la flexibilité du travail et du climat social s'améliore, ce qui illustre la grande capacité d’adaptation dont ont fait preuve les salariés français quant aux mesures de confinement.
En revanche, l’évolution des critères déjà traditionnellement faibles est à la baisse. La perception de la charge administrative se détériore (-3,6 points), la gestion de la pandémie par l’exécutif n’ayant pas été perçu comme optimal. Le constat est le même pour la perception de la capacité d’innovation (-5,8 points), ce que les auteurs de l’étude relient notamment à l’incapacité de l’industrie française à produire un vaccin et à fournir des masques et autres produits contre la pandémie en temps voulu. Par ailleurs, tandis que la fiscalité se portait sensiblement mieux en 2020 par rapport aux années précédentes, elle retrouve sa place au dernier rang comme critère le moins bien noté.
Ce qui comptera pour l’enquête menée en 2022 sera l’appréciation par les investisseurs étrangers des actions menées par l’exécutif en matière de relance et de soutien aux entreprises. Cela permettra en outre de juger de l’impact de la crise.
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