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BRI / Banque des règlements internationaux
Trois chemins possibles pour l’économie mondiale selon la BRI
"Nous ne sommes pas encore tirés d’affaire", a déclaré Agustín Carstens, directeur général de la Banque des règlements internationaux (BRI), à l’occasion de la présentation du rapport annuel de la banque des Banques centrales. "Le degré d'incertitude quant à l'avenir n'est peut-être pas aussi élevé qu'il y a un an, mais le brouillard ne s'est pas totalement levé", a expliqué la BRI, tandis que les dynamiques de campagne de vaccination sont inégales à travers le monde.
C’est ainsi que trois chemins s’offrent à l’économie mondiale, selon l’institution basée à Bâle, qui dans son scénario central prévoit une reprise "relativement douce". Dans ce cas de figure, la pandémie serait sous contrôle et la consommation soutiendrait le rebond économique. Sur le plan de l’inflation, elle se rapprocherait des objectifs et toute augmentation au-delà de ceux-ci apparaîtrait temporaire, alors que les conditions financières ne se tendraient pas de manière significative. Néanmoins, d'importantes différences demeureraient entre les pays concernant l'avancée de leur reprise. "Le monde est entré dans la crise de manière soudaine et unie ; les pays en sortiront à leur propre rythme et à leur manière", anticipe la BRI.
Le deuxième scénario de l’institution fait le pari d’une croissance plus forte, où l'inflation dépasse les attentes et les conditions financières se resserrent en réponse. Un tel phénomène se produirait si l’effet de la politique budgétaire expansionniste sur la demande s’avérait plus fort qu’escompté et que les taux d'épargne diminueraient plus que prévu. Enfin, le dernier scénario imagine une reprise stagnante sous l’effet d’une pandémie plus difficile à maîtriser. Des vagues successives de variants plus virulents insensibles aux vaccins conduiraient à des mesures d'endiguement plus strictes et donc une politique budgétaire à l'efficacité moindre pour stimuler la demande.
Compte tenu de ces incertitudes, "les politiques monétaires et budgétaires devront fournir un soutien tout en restant flexibles et en conservant une marge de manœuvre", a indiqué Agustín Carstens.
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