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Evenements / la banque postale / Régulation internationale

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Une régulation qui tarde pour accompagner la transition juste

Durant les dialogues de l'économie citoyenne organisés par La Banque Postale, une table ronde était consacrée aux défis de la régulation internationale en faveur d'une transition juste. Cette dernière étant plus longue à mettre en place, les parties prenantes doivent déjà commencer à créer leur écosystème pour agir à leur échelle.
Climat - écologie - environnement - DR
Climat - écologie - environnement - DR

Lors de l’évènement des dialogues de l’économie citoyenne organisé par La Banque Postale, Philippe Heim, président du directoire de La Banque Postale, Pascal Lamy, président du Forum sur la paix et coordinateur du réseau Jacques Delors et Vera Songwe, secrétaire exécutive de la Commission économique pour l’Afrique des Nations Unies, ont débattu sur les grands défis de la régulation internationale en faveur d’une transition juste.

D’emblée, Pascal Lamy conseille une approche pratique. Les différents acteurs doivent former des coalitions et alliances sectorielles pour discuter entre eux de la mise en place de la transition juste à leur échelle. La Banque Postale possède déjà un écosystème hétéroclite composé notamment de l’incubateur à start-up fintech et assurtech, Plateform58 et le tout nouveau partenaire annoncé ce matin même, l’ONG WWF.

L’ "autodiscipline" est de mise ajoute Philippe Heim puisque les institutions accusent un retard sur l’établissement de nouvelles régulations. Même si les presque 200 Etats souverains ont du mal à trouver des accords, "il faut continuer d’investir là-dedans" insiste le président du Forum. Vera Songwe soutient à son tour que les institutions régulatrices internationales, comme l’ONU, doivent offrir un cadre harmonisé et clair. Il existe à l’heure actuelle des confusions et des divergences sur la définition de la transition juste et les conventions adoptées. Il est nécessaire de créer une taxonomie et un système d’indicateurs.

Néanmoins, l'avancement et le contexte particulier de chaque pays du monde rendent difficile l’application de règles communes. De même, il en découle que chaque pays à une responsabilité différente vis-à-vis de ces enjeux sociétaux. Ainsi, l’Afrique prévoit d’utiliser du gaz pour les trente prochaines années pour sa transition et le consensus international souhaite que la Chine en finisse avec le charbon.

La tâche reste ardue comme le souligne Pascal Lamy, "le prix du carbone est utopique" à l’échelle mondiale mais pourrait-il être envisageable à une échelle plus locale ? L’Europe est l’un des leaders en la matière et va certainement bientôt promulguer le Carbon Border Adjustment Mechanism (CBAM), une politique qui est censée contrôler l’empreinte carbone des importations.

Les prochains rendez-vous du G20 en automne et de la COP26 à Glasgow en novembre seront l’occasion de préciser les engagements des États. Cependant, l’atmosphère risque d’être électrique à cause de "l’apartheid de vaccination" et le fossé de plus en plus abyssal entre les pays du Nord et du Sud. Pour résoudre en partie les inégalités, les intervenants conseillent d’ouvrir le marché financier (émission de green bonds) aux économies en voie de développement, en Afrique notamment, et de faciliter le transfert technologique. Sans cela, les pays en voie de développement ne seront pas enclins à la négociation.

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