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Actions / dettes
Où investir pour le second semestre 2021 ?
Alors que les économies se remettent progressivement sur pied aux quatre coins du monde, les investisseurs restent frileux sur le marché des obligations.
À l’heure actuelle, les politiques monétaires accommodantes de la BCE et de la Fed semblent rassurer les marchés financiers sur le court terme. D’après les analystes d’Edmond de Rothschild, "l’environnement demeure positif pour les actifs risqués sur un horizon visible". En revanche, même si le ralentissement des injections de liquidités est attendu dans les mois à venir, les investisseurs pourraient craindre de mauvaises surprises comme une hausse de l’inflation lorsque la Fed annoncera le changement de sa politique.
Étant donné les circonstances à savoir la croissance forte, la nature de l’inflation encore incertaine et les conséquences méconnues de l’arrêt des mesures de protections, le marché d’actions attire davantage que les titres obligataires. Les obligations ont en effet des taux de rendement faibles et par conséquent les profits pourraient être vite balayés par une inflation haussière durable. BlackRock Investment Institute soutient aussi le marché d’action plutôt que celui du crédit.
Géographiquement, les actions japonaises et européennes sont préférables aux Américaines car elles affichent "un levier plus important sur ce cycle de reprise qui s’annonce jusqu’à la fin de l’année prochaine" explique la maison d’investissement Edmond de Rothschild.
Malgré la contre-performance du début d’année, les actions chinoises redeviennent assez attractives appuyées par les autorités chinoises qui cherchent à canaliser l’épargne massive. Jean Boivin, directeur général du BlackRock Investment Institute explique plus précisément que les régulateurs chinois resserrent leur politique économique pour améliorer la qualité de la croissance ; une dynamique inverse par rapport à la position européenne ou américaine. BlackRock a une position chinoise neutre sur le marché d’actions et favorable sur celui de la dette.
Au contraire, sur les marchés émergents, la confiance s’est affaiblie à cause du retard sur la vaccination en dépit de la reprise partielle de la croissance. L’incertitude sur la volatilité du dollar et la contraction des politiques monétaires de certaines économies émergentes sont également préoccupantes parce qu’elles risquent de dévaluer leur monnaie locale. Dans ce contexte, la position de BlackRock passe désormais à neutre sur les actions et la dette.
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