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Patrick Drahi tente de rembourser sa dette

A la suite de ses nombreuses acquisitions, Patrick Drahi est à la tête d’un empire qui avoisine les 30 milliards d’euros de dettes. Rompant avec sa stratégie d’expansion, le fondateur d’Altice procède depuis plusieurs mois à des ventes qui lui permettent d’amoindrir ce montant en bénéficiant de taux très bas.
Patrick Drahi - patron d’Altice - Crédit Photo : DR
Patrick Drahi - patron d’Altice - Crédit Photo : DR

Le groupe Altice de Patrick Drahi - qui avait déjà procédé à la cession des lignes fixes et des pylônes de l’opérateur portugais Meo (acquis en 2014) pour une somme de 800 millions d'euros - envisage désormais de le céder en globalité. Et cela confirme la dynamique de désendettement poursuivie par le discret homme d'affaires depuis le début de l'année : au mois de février, SFR (filiale du groupe Altice France) cédait l’intégralité de ses pylônes à l’entreprise espagnole spécialisée dans les infrastructures de télécommunications, Cellnex. Une opération qui a permis à Patrick Drahi d’empocher 5,2 milliards d’euros.

Et sa décision du mois de janvier dernier de sortir Altice Europe de la Bourse témoigne aussi d'une intention de réduire son périmètre. En effet, Patrick Drahi n’ayant usage de la Bourse que pour financer ses acquisitions en action, a déclaré ne plus en avoir l’utilité. Grâce à cette sortie de la cote, les dividendes versés par Altice Europe bénéficient désormais uniquement à la maison-mère, ce qui lui permet de minimiser son endettement et de répondre rapidement à ses besoins de liquidités. Autre signe de son changement de cap : ne souhaitant plus prendre part à de grosses opérations, la multinationale n’a pas répondu à l'appel d’offres pour le rachat de M6, déclarant vouloir se concentrer sur le prochain lancement de sa plateforme de replay “RMC BFM Replay”.

L’homme d’affaires à la tête de la multinationale - devenu la 9e grande fortune de France devant Vincent Bolloré (président du groupe Vivendi) - s'est donc décidé à diminuer la dette colossale accumulée au fil de ses multiples acquisitions à marche forcée des deux dernières décennies. Si bien que la dette portée par le groupe qui s'élevait à 50 milliards fin 2017, ne pèse aujourd'hui plus “que” pour 30 milliards d’euros, un désendettement qui arrive à point dans une période de taux bas.
 

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