Macro-économie / Taux / Royaume-Uni / croissance
Macro-économie / Taux
Royaume-Uni / croissance
La croissance marque le pas au Royaume-Uni
"C'est formidable de voir les gens de retour un peu partout grâce au succès de la campagne de vaccination, et de voir cela reflété dans les chiffres de la croissance économique", s'est félicité le ministre de l'Economie et des Finances britannique Rishi Sunak. En mai, le Royaume-Uni a continué de bénéficier du desserrement des mesures de restriction mais dans une moindre ampleur. La croissance – en glissement mensuel – du Produit intérieur brut (PIB) a atteint 0,8% contre 2% en avril et 2,4% en mars, selon les données publiées par l'Office national des statistiques (ONS). Ce quatrième mois consécutif de progression de l’activité permet à l’économie britannique d’évoluer désormais 3,1% en dessous de son niveau d’avant-crise de février 2020.
L'économie a pu profiter de la réouverture des restaurants en intérieur (l’hébergement-restauration explique plus de 80% de la croissance de mai), des cours de sport et des musées, qui étaient fermés depuis fin décembre. Pour rappel, la totalité des mesures sanitaires encore en vigueur doit être levée le 19 juillet. A l’inverse, les usines d'équipements de transport, notamment automobile, ont vu leur production dégringoler de 16,5% en mai à cause des perturbations causées par les pénuries de microprocesseurs, a souligné l’ONS. La production manufacturière globale a, elle, limité la casse (-0,1%), notamment à cause du bond de 25,2% de la production pharmaceutique.
"La faible hausse du PIB en mai est particulièrement décevante à un moment où certains indicateurs plus opportuns suggèrent que la reprise économique a perdu un peu plus de vigueur en juin", alerte Paul Dales, chef économiste chez Capital Economics. "Cela pourrait être le signe que l'augmentation récente des cas de COVID-19 et le report du 21 juin au 19 juillet de l'assouplissement définitif des restrictions sur les COVID-19 entravent la reprise", ajoute l'économiste. Si bien que cela va quelque peu retarder le retour de l'économie à son niveau d'avant-crise. "Alors que nous pensions que le PIB retrouverait son niveau record d'avant crise en août, le mois d'octobre semble désormais plus crédible", termine l'économiste.
Reproduction et diffusion interdites sans autorisation écrite

