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La France veut enrichir l'écosystème des deeptechs

Bpifrance a lancé la plateforme « Les Deeptech.fr ». Elle regroupe 23 acteurs de l’innovation deeptech (CNRS, l’INRIA, le CEA, les principaux pôles universitaires et leurs SATT) qui ont travaillé ensemble afin de constituer « l’équipe de France de transfert de technologie », selon Paul-François Fournier, directeur exécutif innovation de Bpifrance.
Bpifrance - Xose Bouzas / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
Bpifrance - Xose Bouzas / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

Après le lancement du plan Deeptech en 2019 par l’État, Bpifrance lance sa plateforme "LesDeeptech.fr". Son objectif numérique est de passer de 200 entreprises des deeptech (startups dont l'activité repose sur des innovations ou des technologie de rupture) créées chaque année actuellement à 500 en 2030, soit une croissance de 150 % en dix ans.

Concrètement, d'après les mots de Bruno Sportisse, président-directeur général de l'INRIA, cette plateforme aidera "ces jeunes pousses à surmonter tous les défis auxquels elles font face". Bpifrance souhaite ainsi développer un écosystème autour des innovations de rupture en répondant aux besoins des chercheurs et entrepreneurs. Elle propose différents services, comme celle de recherche d’associés fondateurs grâce à son outil de recrutement Tandem, pour relier des personnes aux compétences complémentaires nécessaires à un lancement de projets de deeptech.

Pour lancer son projet innovant, il est également nécessaire de lever des fonds pour le financer. Via sa plateforme EuroQuity, Bpifrance met en relation les investisseurs avec les projets. En plus de cette mise en relation, la plateforme "Les Deeptech.fr" accompagne les startups dans les différentes étapes de l’émergence de leur entreprise en leur donnant accès à des formations, par exemple pour protéger une invention ou concevoir un business plan. Elle donne accès à un référentiel commun avec des dizaines de documents types commentés comme un pacte d’associés ou un contrat de licence.

Enfin, cette plateforme souhaite créer une communauté autour de la deeptech, composée de plus de 350 membres. Celle-ci propose de la mise en réseau et donc une meilleure visibilité avec plus de 40 évènements et ateliers annuels. Elle sera aussi un canal pour partager les différentes expériences et bonnes pratiques afin de faire gagner du temps aux nouveaux et éviter les erreurs. Des ressources seront accessibles, présentant des données chiffrées sur l'ensemble des 1 700 startups deeptech française, des études et des analyses sur l'innovation de rupture, et des articles et contenus d'information et de sensibilisation. Enfin, s'y trouve un agenda des appels à projet, de concours et d'évènements.

Après avoir perdu la bataille des GAFAM, la France, qui peine à faire émerger des "licornes" sur son territoire, se lance désormais dans la bataille des deeptech qui sont des innovations de ruptures sortant des laboratoires. Pour Frédérique Vidal, ministre de l'Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, "cette dynamique permettra de répondre aux grands défis auxquels notre société fait face et garantira à la France sa souveraineté technologique et industrielle." Les deeptech proposent des produits ou des services à fortes valeurs ajoutées mobilisant les dernières avancées de la recherche scientifique pour répondre aux enjeux d'aujourd'hui et de demain, tels que la transition écologique et énergétique, la santé, l’alimentation, la mobilité, l’épanouissement individuel, la cybersécurité et la protection des données sensibles des organisations, ainsi que celles des individus.

La deeptech représente un avantage concurrentiel certain, car elle nécessite de lourds investissements en R&D et les innovations qui en découlent sont protégées juridiquement par des brevets. C’est également un moyen au point de vue national de réindustrialiser la France, comme le souligne Paul-François Fournier : "sur l’ensemble des startups, on peut estimer que la moitié deviendront des entreprises industrielles qui construiront des usines en France. Il s’agit donc d’une formidable opportunité pour la France, qui dispose d’atouts majeurs grâce à sa recherche."

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