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Macro-économie / Taux / Japon / Plan de relance / Fumio Kishida

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Japon / Plan de relance / Fumio Kishida

Le Japon met 436 milliards d'euros sur la table

Six semaines après son entrée en fonction, le Premier ministre Fumio Kishida a annoncé un plan de relance représentant près de 10 % de la taille de l’économie nippone.
Tokyo - Philip FONG / AFP
Tokyo - Philip FONG / AFP

À chaque nouveau Premier ministre japonais son plan de relance. Le pays du Soleil Levant en a connu trois depuis que la pandémie a démarré et Fumio Kishida, élu à la tête du pays début octobre, vient de dévoiler le sien. Il a annoncé un plan de soutien budgétaire de 436 milliards d’euros (56 000 milliards de yens), soit environ 10 % du Produit intérieur brut (PIB) nippon. "Ce plan est suffisant pour rassurer la population japonaise et lui redonner espoir", a déclaré le Premier ministre ajoutant que "nous avons été en mesure d'assembler des mesures économiques qui vont permettre de rouvrir la société après la pandémie".

D’après les documents obtenus par la presse japonaise, ce plan est composé de quatre piliers. D’une part, l’on trouve 172 milliards d’euros pour augmenter le nombre de lits d'hôpitaux et le matériel médical, 71,6 milliards d’euros visant à financer pour le développement de vaccins et d'autres mesures pour se préparer à la prochaine vague de pandémie. D'autre part, les travaux publics et les fonds de secours aux sinistrés en cas de catastrophe naturelle bénéficieront d’une enveloppe de 36 milliards d’euros.

Enfin, environ 150 milliards d’euros seront ciblés vers les ménages (chaque foyer gagnant moins de 75 000 euros par an percevra 770 euros par enfant) et les entreprises (notamment des subventions à l’industrie pour doper la production de puces). Dans le cadre de la lutte contre la crise, l’on apprend également qu’un maximum de 20 000 euros pourra être versé à chaque petite entreprise ayant connu un effondrement de son chiffre d’affaires à cause de la pandémie – d’autre part, le programme de prêts garantis par l’État sera prolongé jusqu’en mars prochain.

Les seuls chèques à destination des ménages devraient coûter 15,6 milliards d’euros et un certain nombre d’observateurs doutent de leur efficacité pour donner un coup de fouet à la consommation. L’an dernier, une mesure analogue avait été mise en place au sein du gigantesque plan de relance de Yoshihide Suga, Premier ministre d’alors, et 70 % du montant perçu par les ménages aurait été épargné, selon Money Forward, une application de gestion de budget.

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