WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche
Abonnez-vous
Abonnez-vous à notre newsletter quotidienne
H160, Guépard, France

Entreprises / Actions / Airbus Helicopter / Thales / Safran / Ministère des armées

Entreprises / Actions
Airbus Helicopter / Thales / Safran / Ministère des armées

L'État occupe l'agenda de l'aéronautique hexagonale

Plusieurs années après les prémices de son projet d'Hélicoptère interarmées léger, voilà que la France passe une importante commande d’hélicoptères à son industrie aéronautique. Il s'agit d'un peu moins de 170 appareils à vocation militaire qui vont coûter près de 10 milliards d'euros à l'État et permettront de pérenniser une partie de la filière industrielle dans ce secteur.
Version civile du Guépard. Mathieu RABECHAULT / AFP
Version civile du Guépard. Mathieu RABECHAULT / AFP

Un cadeau de Noël commandé de longue date est arrivé pour l’industrie aéronautique hexagonale, avec l’État français dans le rôle du père Noël. Florence Parly – la ministre des Armées – a annoncé la semaine passée avoir commandé 169 hélicoptères Guépard à Airbus Helicopters. Un contrat qui porte sur la militarisation du H160, dans le cadre du programme d'Hélicoptère interarmées léger lancé en 2017 par la Direction générale de l’armement (DGA) et ce dans le but de remplacer des appareils actuellement en service. La transaction s'inscrit également dans la loi de programmation militaire 2019-2025.

Le développement et la livraison du Guépard vont permettre aux yeux d'Airbus Helicopters d'irriguer "toute la filière aéronautique française ". Il est évoqué également pas moins de "80 % des fournisseurs du H160 installés en France" et ce tant via des PME que des géants tels que Safran ou Thalès. Airbus Helicopters va être le maître d’œuvre industriel d’un projet où Safran va réaliser la motorisation de l’appareil et où Thalès va installer divers équipements tels que le radar aéroporté. Le contrat est d’un montant de 10 milliards d’euros et a été signé un an plus tôt que prévu. La commande tombe à pic pour un secteur industriel durement éprouvé par la pandémie.

Le contrat va s’étaler dans le temps puisqu’il comprend à la fois le développement du Guépard, la livraison des appareils, la fourniture tant d’un système de soutien que de formation, et également le soutien pour une période de dix ans à compter de la première livraison effectuée. La production va démarrer en 2024 pour des premières livraisons qui doivent survenir à l’horizon 2027 et qui concerneront d’abord l’armée de Terre, puis la Marine nationale deux ans plus tard et enfin l’armée de l’Air et de l’Espace en 2030. Une production qui va s’échelonner sur dix ans et va garantir  durant de nombreuses années l’activité de l'écosystème. La DGA évoque par exemple une activité pérennisée "pour les 15 prochaines années " sur le site Airbus Helicopters de Marignane, et près de "2 000 emplois qui seront durablement alimentés en France par le Guépard et ses dérivés à l’export".

Par ces mots, DGA garde à l’esprit que le véritable succès industriel dépendra du succès à l’export, un domaine dans lequel Airbus Helicopters a fait ses preuves comme en témoigne la récente commande par l’Espagne de 36 hélicoptères H 135 et dont semble attester le récent débloquage par le gouvernement espagnol d'une enveloppe de 1,9 milliard d’euros pour moderniser l’hélicoptère Tigre. Pour vendre le Guépard à l’international, Airbus Helicopters pourra compter sur les multiples facettes d’un appareil qui aura à la fois un usage interarmées et un usage civil pour sa version appelée H160. L’appareil a ainsi été développé afin de satisfaire aux contraintes requises pour obtenir la certification civile de l’Agence de l’Union européenne pour la sécurité aérienne (AESA).

 

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article