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Macro-économie / Taux / France / Produit intérieur brut

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France / Produit intérieur brut

L’économie française dépasse son niveau d’avant-crise

Près de deux ans après avoir été frappée par la crise pandémique, l’activité économique s’est établie, au quatrième trimestre 2021, 0,9 % au-dessus de son niveau de la fin 2019.
Paris - AGLILEO COLLECTION / AGLILEO / Aurimages via AFP
Paris - AGLILEO COLLECTION / AGLILEO / Aurimages via AFP

5,3 milliards d’euros. C’est la création de richesse supplémentaire (en euros constants) que l’économie française a enregistrée entre octobre et décembre par rapport au dernier trimestre 2019. Après avoir été frappée au premier trimestre 2020 par la crise du coronavirus, l’activité économique hexagonale a dépassé le niveau qui était le sien avant que cet évènement ne survienne. En effet, au quatrième trimestre 2021, le Produit intérieur brut (PIB) s’est établi 0,9 % au-dessus de celui du quatrième trimestre 2019, selon les données publiées par l’Insee.

 Sur l’ensemble de l’année 2021, l’économie française a crû de 7 %, après avoir dégringolé de 8 % en 2020. Cette performance que Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, qualifie de "rebond spectaculaire" est supérieure à ce qu’attendaient le FMI (6,75 %), l’OCDE (6,8 %), l’Insee (6,7 %), la Banque de France (6,7 %) ou encore le gouvernement (6,25 %).

Au quatrième trimestre, l’économie française a également battu le consensus des prévisionnistes (0,7 % contre 0,5 %). Contrairement à l’été où la croissance (3,1 %) avait été entièrement tirée par la progression de la consommation des ménages liée au desserrement des mesures de restriction issues du troisième confinement, les contributions sont apparues plus équilibrées durant le dernier trimestre, notamment grâce à la belle dynamique affichée par l’investissement des entreprises (0,8 % après 0,1 % entre juillet et septembre). "Les pénuries observées dans l’industrie les ont poussées à augmenter leurs capacités de production, tout en poursuivant l’effort d’investissement en digital qui représente près du quart de leur investissement", analyse Stéphane Colliac, économiste senior chez BNP Paribas. Le point noir est le commerce extérieur qui ampute la croissance de 0,2 point ; les exportations sont d’ailleurs la seule composante du PIB à demeurer en-dessous de son niveau pré-pandémique (-3,5 %).

L’année 2022 a mal démarré avec la propagation du nouveau variant de coronavirus Omicron, même si les enquêtes de conjoncture montrent que l’activité économique a plutôt résisté – la Banque de France évoque une stabilisation en janvier par rapport à décembre. "Le nombre de nouvelles contaminations au coronavirus étant toujours très important, l’absentéisme en entreprise ne devrait pas reculer rapidement dans les prochaines semaines", indique toutefois Charlotte de Montpellier, économiste chez ING, qui prévoit une croissance quasiment nulle au premier trimestre et une augmentation du PIB de près de 4 % en 2022. Le principal aléa baissier autour de ce scénario est l'inflation frappant les consommateurs. "La hausse du prix des carburants et la croissance négative des salaires réels plombent leur pouvoir d’achat et pourraient influencer négativement la confiance", avertit Charlotte de Montpellier.

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