WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche
Abonnez-vous
Abonnez-vous à notre newsletter quotidienne

Macro-économie / Taux / Union européenne / SWIFT

Macro-économie / Taux
Union européenne / SWIFT

Crise ukrainienne : l’Union européenne prête à exclure la Russie de Swift

En conférence de presse, le ministre Bruno Le Maire a indiqué que l’option était sur la table et que la France ne faisait pas partie des pays qui sont opposés à l’utilisation de cette "arme nucléaire financière".
Bruno Le Maire, ministre de l'Economie, des Finances et de la Relance - Eric PIERMONT / AFP
Bruno Le Maire, ministre de l'Economie, des Finances et de la Relance - Eric PIERMONT / AFP

Le système financier russe pourrait bien être amené à tanguer comme rarement. Hier, en réponse à l’invasion russe en Ukraine, les dirigeants européens ont décidé à l’unanimité de sanctions, notamment financières, qui interdisent l'accès de la Russie aux principaux marchés de capitaux – 70 % du marché bancaire russe est visé. L’on vient d’apprendre que les banques russes pourraient également être exclues du système interbancaire Swift (outil informatique qui centralise les ordres de paiement entre les clients de différentes banques et qui a transmis environ 10,6 milliards d’ordres de paiement à travers le monde l’an passé).

"Toutes les options sont sur la table", a indiqué Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance, à l’issue d’une réunion des ministres des Finances de l’Union européenne. "Swift, c’est l’arme nucléaire financière", a lancé Bruno Le Maire, qui a indiqué qu’en exclure la Russie signifierait "bloquer l’accès des institutions financières russes à tout établissement financier dans le monde". "Cela empêcherait tout paiement de quelque bien que ce soit, venu de Russie ou à destination de la Russie", a-t-il ajouté.

"Quand on a une arme nucléaire financière entre les mains, on réfléchit avant de l’utiliser", a-t-il avancé. L’utilisation de cette arme ne fait d’ailleurs pas l’unanimité au sein des Vingt-Sept. "La France ne fait pas partie des pays qui y sont opposés", a souhaité préciser le ministre. L'Allemagne n'y serait pas favorable car elle craindrait des répercussions sur son approvisionnement en gaz - la Russie fournit 55 % des importations de gaz naturel de l'Allemagne et 17 % des importations françaises.

Les Vingt-Sept attendent désormais "dans les prochaines heures" une évaluation - menée conjointement par la Banque centrale européenne et la Commission européenne - des conséquences d'une telle exclusion.

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article