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Macro-économie / Taux / OCDE / Conflit Russo-ukrainien / croissance mondiale

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OCDE / Conflit Russo-ukrainien / croissance mondiale

ukraine Le conflit russo-ukrainien pourrait coûter 1 point à la croissance mondiale

UKRAINE. Parallèlement, l’inflation mondiale devrait être dopée de 2,5 points par rapport à un scénario sans guerre, indique l'OCDE.
Laurence Boone, cheffe économiste de l'Organisation de coopération et de développement économiques - Eric PIERMONT / AFP
Laurence Boone, cheffe économiste de l'Organisation de coopération et de développement économiques - Eric PIERMONT / AFP

"Le monde semble sortir du choc de la pandémie de Covid-19, qui a duré deux ans, mais seulement pour être frappé par une guerre brutale et dévastatrice en Europe", a déclaré Laurence Boone, cheffe économiste de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). À l’occasion de la présentation de ses perspectives économiques intermédiaires, l’organisation basée à Paris a indiqué que l'ampleur de l'impact économique du conflit russo-ukrainien était très incertaine, mais qu’il ne fait aucun doute qu’il aura pour effet de "freiner considérablement la croissance mondiale à court terme et de renforcer sensiblement les pressions inflationnistes".

Si le poids de la Russie et de l'Ukraine dans l'économie mondiale est faible (2 %), ces deux pays ont néanmoins une influence significative au travers de leur rôle dans le commerce de nombreuses matières premières. En effet, ils représentent 30 % des exportations mondiales de blé, 20 % pour le maïs, les engrais minéraux et le gaz naturel, et 11 % pour le pétrole.

D'après les calculs de l'OCDE, la croissance du Produit intérieur brut (PIB) mondial pourrait être grevée d’un point tandis que l’inflation pourrait accélérer de 2,5 points. "Ces estimations reposent sur l'hypothèse que les chocs sur les marchés des matières premières et les marchés financiers observés au cours des deux premières semaines du conflit persistent pendant au moins un an, et incluent une profonde récession en Russie, avec une baisse de la production de plus de 10 % et une hausse de l'inflation de près de 15 points de pourcentage", précise l’organisation

Géographiquement, l'impact des chocs diffère. Les économies européennes seraient les plus durement affectées (1,4 point de croissance en moins et 2 points d’inflation supplémentaires), en particulier celles qui ont une frontière commune avec la Russie ou l'Ukraine. "Cela s'explique par des hausses de prix du gaz plus importantes en Europe que dans d'autres régions du monde et par la force relative des liens commerciaux et énergétiques avec la Russie avant le conflit", explique l’OCDE.

La réponse de politique budgétaire sera cruciale pour amortir le choc. Les simulations effectuées par l'OCDE montrent qu'une augmentation "bien ciblée" des dépenses publiques de 0,5% du PIB durant un an dans toutes les économies de l'OCDE pourrait compenser environ la moitié de la baisse estimée de la production due au conflit, ce sans accroître significativement l'inflation. Concrètement, "les mesures prises pourraient varier d'un pays à l'autre, reflétant une combinaison de dépenses d'investissement et de défense plus importantes et de transferts en espèces ciblés sur les ménages à faible revenu ou les réfugiés ayant une propension marginale à consommer élevée", juge l'OCDE.

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