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Plan de résilience / France / Conflit Russo-ukrainien
Crise ukrainienne : comment la France veut se protéger
"Nous ne sommes pas dans une réponse de type ‘quoi qu’il en coûte’, mais dans une réponse ciblée", a lancé Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance, à l’occasion de la présentation du plan de résilience. Les retombées économiques du conflit russo-ukrainien, notamment au travers du bond du prix des matières premières, ont poussé le gouvernement à mettre en place un ensemble de mesures à destination des entreprises et des ménages pour protéger l’économie française.
S’agissant des ménages, certaines des mesures mises en place pour préserver leur pouvoir d’achat, telle que la remise à la pompe de 15 centimes par litre de carburant, avaient déjà été dévoilées. Concernant les entreprises, le gouvernement a en partie puisé dans les outils qui lui ont permis de lutter contre les conséquences économiques de la crise pandémique.
C’est ainsi que le plafond d’emprunt du Prêt garanti par l’État (PGE) va être augmenté. Accessible jusqu’à la fin juin, il passera de 25 % à 35 % du chiffre d’affaires. De plus, à partir du 1er juillet, un nouveau PGE va voir le jour pour les entreprises "particulièrement affectées" par la crise ukrainienne, à hauteur de 10 % du chiffre d’affaires. Ce dernier point reste encore à préciser avec la Commission européenne, a indiqué Bruno Le Maire. Par ailleurs, le gouvernement veut faciliter le report des charges pour les entreprises dont l’activité est affectée par la hausse des prix de l’énergie ou par des difficultés à l’export.
Enfin, les aides d’État feront partie de l’arsenal du gouvernement – elles iront jusqu’à 25 millions d’euros et couvriront une période de neuf mois. Bruno Le Maire a prévenu que trois conditions devront être remplies pour jouir de ce dispositif : ce dernier est réservé aux entreprises dont la facture de gaz ou d'électricité représente plus de 3% de leur chiffre d'affaires, qui ont subi une hausse de plus de 40% de cette facture depuis le début de la crise et qui accusent une perte d’exploitation. À noter que tous les secteurs d’activité peuvent solliciter cette aide. Les industries de la métallurgie, du papier, du carton et de l’agroalimentaire devraient être les plus susceptibles à faire appel à ce dispositif, d’après une évaluation préliminaire de Bercy, qui juge que cette subvention publique devrait coûter 3 milliards d’euros à l’État.
À ce stade, une loi de finances rectificative pour 2022 est exclue. "Nous avons les réserves financières suffisantes pour couvrir les dépenses immédiates, c’est-à-dire les subventions", a déclaré Bruno Le Maire.
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