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Douche froide pour les cryptoactifs
Les critiques du Bitcoin et autres cryptoactifs se frottent aujourd'hui les mains à la vue de la chute libre de ces valeurs. Comme Fabio Panetta, membre du directoire de la BCE, ils n'avaient pas attendu les évènements des derniers jours pour alerter sur les faiblesses de ces actifs. Le banquier central italien alertait notamment à l'époque sur le "récit illusoire de l'augmentation constante des prix des cryptoactifs". Force est de constater qu'aujourd'hui, une fois de plus, ils n'ont pas su remplir tous les espoirs qui étaient placés en eux. Ils subissent de plein fouet le resserrement des politiques monétaires de par le monde.
Pourtant l'incertitude économique amenée par le conflit ukrainien laissait penser que ces actifs allaient pouvoir remplir un rôle de valeur refuge. Notamment parce que certains acteurs de la guerre pouvaient espérer que le recours à ces derniers allaient peut-être leur permettre d'échapper aux champs des diverses sanctions économiques. Malheureusement pour eux, nombre de plateformes d'échanges de cryptoactifs ont très vite indiqué qu'elles se conformeraient aux sanctions qui leur seraient imposées. Les crypoactifs n'ont de surcroît pas connu d'annonce particulièrement positive ces derniers temps, que ce soit en provenance de grands groupes ou de pays avancés. Par exemple, dans le paysage bancaire hexagonal, uniquement la Société Générale possède une filiale spécialisée dans la blockchain.
Certains critiquent bien plus que la capacité de ces actifs à être une valeur refuge. Notamment Warren Buffet qui trouve qu'il "est certain que le bitcoin ne produit rien. C’est une sorte de magie, et les gens aiment voir de la magie un peu partout". Pour eux, aujourd'hui c'est l'occasion rêvée de clouer au pilori ces valeurs.
Les différentes banques centrales sont quant à elles dans une position plus complexe. Elles peuvent tirer prétexte des faiblesses montrées dernièrement par les cryptoactifs pour tenter de les réguler. Chaque pays a cependant également l'opportunité de montrer que ses places financières et sa réglementation sont les plus "cryptos friendly" possible. François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France, déclarait ainsi récemment que "lors de la réunion du G20, il y a eu un consensus sur la nécessité de réglementer au nom de la lutte contre le blanchiment d'argent. C'est très sérieux, et dans l'intérêt même des cryptos." Tout en mettant comme en garde, comme Fabio Panetta l'a fait de son côté, le banquier central français estime qu'une "crypto non réglementée signifierait une régression et un retour à la fragmentation privée. C'est vraiment la dernière chose dont nous avons besoin."
Ainsi alors que le Bitcoin est à son plus bas depuis la fin 2020, le ministère fédéral des Finances allemand vient de publier un texte qui nous apprend que les Allemands vont être exonérés de taxe sur leurs gains de cryptomonnaies, à condition qu'ils les détiennent depuis plus d'un an.
Du côté de l'Hexagone, la sphère économique s'est récemment réjouie de l'annonce de l'arrivée de Binance en France qui est depuis peu enregistré comme prestataire de services sur actifs numériques par l'Autorité des marchés financiers.
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