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Assemblée générale / tourisme / Sébastien Bazin / Groupe Accor / résultats annuels / Crise sanitaire

Du vent dans les voiles pour le groupe Accor

Alors que le groupe Accor tenait ce matin son assemblée générale mixte, et qu'il est sorti financièrement de la zone rouge après deux ans de pandémie, son président-directeur général, Sébastien Bazin, en a profité pour annoncer la signature de partenariats importants pour le géant du tourisme.
Sébastien Bazin, président-directeur général du groupe Accor (Photo by Eric PIERMONT / AFP)
Sébastien Bazin, président-directeur général du groupe Accor (Photo by Eric PIERMONT / AFP)

Après deux ans de pandémie mondiale, le désir de voyager se ressent de nouveau chez Accor. "Je souris aujourd’hui, mais le groupe a passé deux années cauchemardesques à perdre beaucoup d’argent ", a rappelé Sébastien Bazin, président-directeur général du géant de l’hôtellerie, lors de l’assemblée générale mixte qui se tenait ce vendredi matin.

Ce dernier a de quoi être soulagé tant la situation financière de son groupe devient en plus en positive. "Nous constatons une amélioration significative de nos activités ", s’est félicité Jean-Jacques Morin, le directeur financier du groupe, à la même occasion.

Deux indicateurs clés pour le secteur du tourisme et de l’hôtellerie sont en effet en hausse. D’abord, le revenu par chambre disponible (RevPAR) s’améliore tous les mois depuis avril 2021. Ensuite, malgré un contexte sanitaire encore difficile, Accor a continué de faire grandir son réseau d’hôtels (nombre de chambres ouvertes), qui a cru de 3% en 2021. "Année après année, crise ou pas crise, notre réseau augmente : 770 000 chambres aujourd’hui, soit l’équivalent de l’ouverture d’un hôtel par jour ", a précisé le directeur financier. Un appétit de croissance que le groupe compte bien poursuivre cette année en visant désormais une progression de 3,5%.

 

Des objectifs surpassés

 

Et cette dynamique se reflète sur les résultats publiés en février dernier. Le chiffre d’affaires d’Accor est en croissance de 34% en 2021, à 2,204 milliards d’euros sur un à périmètre et change constant. Autre très bonne nouvelle : le bénéfice net est revenu au positif l’année dernière, s’établissant à 85 millions d’euros après une perte abyssale de près de 2 milliards d’euros en 2020. De même, l’excédent brut d’exploitation (EBE) est lui aussi de nouveau positif à 22 millions d’euros (142 millions d’euros au second semestre 2021) après avoir perdu un peu plus de 400 millions d’euros en 2020. Certes, le groupe espère pouvoir enfin distribuer des dividendes cette année alors que le free cash-flow récurrent (flux de trésorerie disponible) était encore dans le rouge l’année dernière à -246 millions d’euros, "mais seulement en raison de la première partie de l’année 2021 ", a tenu à préciser Jean-Jacques Morin.

Surtout, sur le plan des économies de coûts, le groupe a réussi à sauver 110 millions d’euros quand il espérait n’en réaliser que 70 millions d’euros. "Nous avons fait preuve d’une grande rigueur. Nous avons dépassé tous les objectifs que nous nous étions fixés ", s’est réjoui Jean-Jacques Morin. Le géant du tourisme a même eu l’audace de faire rééchelonner sa dette de sept années par le biais d’une émission obligataire de 700 millions d’euros sous la forme d’une Sustainability-linked bond (obligation liée aux performances ESG du groupe). "C’est une première pour Accor et une opération encore rare sur les marchés !", a souligné le directeur financier du groupe qui a reçu, -preuve du succès de l’opération- 3,5 fois plus de demandes de sursouscriptions que ce que le montant de la dette pouvait permettre. "Ceci traduit à la fois l‘attractivité du groupe, la confiance en sa capacité de rebond après la crise sanitaire et ses choix stratégiques en matière environnementale ", a ajouté Jean-Jacques Morin.

 

Des partenariats ambitieux

 

L’année 2022 s’annonce tout autant sous les meilleurs auspices pour Accor puisque le RevPar a doublé au premier trimestre sur un an, porté notamment par la forte demande domestique (voyages touristiques). "Nous retrouverons cette année sur ce segment le niveau de chiffre d’affaires de 2019 et ce avec des tarifs appliqués supérieurs à ceux d’avant crise", a précisé Jean-Jacques Morin. L’embellie devrait se poursuivre grâce aux nombreux projets du groupe. "Nous avons signés beaucoup de très grands contrats ", s’est félicité Sébastien Bazin.

Accor est en effet un des partenaires majeurs de la coupe du monde de football au Qatar d’octobre prochain, de la coupe du monde de rugby qui doit avoir lieu en France en 2023 et des Jeux Olympiques, qui se dérouleront eux aussi sur le territoire français en 2024. Mais ce n’est pas tout. En octobre dernier, le groupe a créé une nouvelle holding "Ennismore", gérée depuis Londres et regroupant ses quatorze marques "lifestyle" dont Mama Shelter, Mondrian… De plus, Accor s’est associé avec la SNCF sur la marque de luxe Orient Express et a déjà signé pour des Hôtels à Rome, à Venise et bientôt à Istanbul en Turquie. "Le début d’une aventure formidable ", pour le président du groupe.

 

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