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Dirigeants, gouvernance / Essilor-Luxottica / Leonardo Del Vecchio / Francesco Milleri / Hubert Sagnières

Dirigeants, gouvernance
Essilor-Luxottica / Leonardo Del Vecchio / Francesco Milleri / Hubert Sagnières

Francesco Milleri nommé président d'Essilor-Luxottica, la guerre de gouvernance relancée ?

Francesco Milleri, directeur général d'Essilor-Luxottica, succède à Leonardo Del Vecchio à la présidence du groupe, à la suite du décès de ce dernier. Une nomination qui pourrait raviver les tensions de gouvernance que le numéro un de l'optique a connues dès son rapprochement en 2017. 
Francesco Milleri devient président d'Essilor-Luxottica (DR)
Francesco Milleri devient président d'Essilor-Luxottica (DR)

À la suite du décès à 87 ans de Leonardo Del Vecchio, tout puissant patron du conglomérat Essilor-Luxottica, ce lundi, le conseil d'administration du groupe a décidé de nommer Francesco Milleri, actuel directeur général, au poste de président jusqu'à la fin de son mandat. Une succession d'autant plus naturelle que Leonardo Del Vecchio lui-même avait exprimé son voeu de voir un jour son numéro deux prendre les rênes du leader de l'ophtalmie et de l'optique. 

Il l'avait remarqué dès son arrivée chez Luxottica, où Milleri avait débuté comme consultant externe spécialisé en informatique avant de gravir un à un les échelons pour devenir l'un des principaux architectes du rapprochement, à partir de 2017, avec le groupe français Essilor, numéro un mondial des verres ophtalmiques. 

Touche à tout, il avait de quoi séduire le fondateur du géant des montures de lunettes. Âgé de 63 ans, Francesco Milleri est juriste. Après un début de carrière, en 1984, comme professeur adjoint d'économique politique à l'Université de Florence, il est devenu consultant d'affaires pour des groupes italiens et des multinationales de différents secteurs tels que les biens de consommation ou l'industrie pharmaceutique. Il se prête également au jeu de l'entreprenariat, en fondant entre 2000 et 2020 des entreprises dans le domaine des nouvelles technologies et l'automatisation numérique.

Reste à savoir désormais si cette nomination à la présidence ne sera pas, à terme, contestée. Son ascension fulgurante au sein d'Essilor-Luxottica - il avait été coopté au sein du conseil d'administration de l'entreprise transalpine en mars 2016, soit un mois avant d'être nommé vice-président avec la mission "d'aider et d'assister" le fondateur- avait déjà fait grincer des dents du côté français chez Essilor. 

Quelques mois après le rapprochement entre les deux entités, une guerre de gouvernance avait en effet démarré pour savoir qui d'Essilor ou de Luxottica prendrait les commandes du nouvel assemblage. Un conflit tel que les deux parties, représentées par Leonardo Del Vecchio coté italien et Hubert Sagnières, co-dirigeant, coté français, s'étaient résolues à recourir, en avril 2019, à la Cour internationale d'arbitrage de la Chambre de commerce internationale pour mettre fin aux tensions. Un accord avait finalement été signé confiant à Francesco Milleri, alors directeur général de Luxottica et à Laurent Vacherot, directeur général d'Essilor, la responsabilité de développer et de mettre en oeuvre le processus d'intégration du conglomérat. 

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