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La timide progression de l’épargne responsable en 2022
Pour la deuxième année consécutive, la Banque Postale et Cashbee publient le Baromètre de l’épargne responsable, qui établit un état des lieux de la relation des Français avec la finance responsable. Les dimensions environnementales, sociales et solidaires constituent un thème d’investissement toujours mal perçu. Forcément moins pris en compte par les épargnants en matière de décision d’investissement, il baisse de 5 % par rapport à 2021. Lors du choix d’un placement, seuls 3 % d’entre eux citent les dimensions responsables comme premier critère de sélection. Comme en 2021, ceux-ci considèrent en priorité la sécurité, la rentabilité, la simplicité et la liquidité du produit.
Alors que la conscience de l’urgence climatique se généralise, le baromètre met en avant un manque évident de notoriété et d’intérêt pour les placements responsables. Ainsi, près de 2 Français sur 3 ne connaissent pas la notion d’épargne responsable et 84 % des sondés affirment que la crise sanitaire n’a pas renforcé leur intérêt pour l’investissement socialement responsable (ISR). Néanmoins, la détention de produits ISR s’élargit tendanciellement puisque désormais 1 Français sur 5 détient au moins un produit ISR contre 16 % en 2021. Il semblerait par ailleurs que les épargnants digitaux adhèrent davantage à l’épargne responsable que les épargnants traditionnels.
Un besoin d’accompagnement
Une certaine méfiance demeure sur l’efficacité, la sincérité et la rentabilité de ce type d’investissement. Le manque d’information et de connaissance des produits ISR apparaît comme un important frein à une transition vers des placements plus responsables. Pour cause, 63% des personnes interrogées déclarent n’en avoir jamais entendu parler tandis que plus des deux tiers des sondés n’ont jamais reçu de proposition de placement ISR de la part de leurs conseillers bancaires.
"La deuxième vague du baromètre de l’épargne responsable montre peu de progression en termes de détention de ces produits par les épargnants grand public. Le contexte particulier post Covid et inflationniste a sûrement joué un rôle dans la hiérarchisation des priorités et amplifié le souhait de sécurisation avant tout. Au regard des enjeux de société associés à ce type d’épargne, les banques ont une responsabilité particulière dans l’effort de pédagogie et de simplification de l’offre qui pourrait faciliter à l’avenir une plus large détention de ces produits", souligne Philippe Aurain, directeur des études économiques de la Banque Postale.
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