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Indicateurs macros / investissement / Epargne / Bourse / placements / Autorité des Marchés Financiers / AMF / Français / crise énergétique

Indicateurs macros
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Les Français boudent la Bourse / Une tendance qui devrait se poursuivre en 2023

On savait les Français réfractaires au goût du risque en période de crise, le nouveau baromètre de l'épargne et de l'investissement publié par l'Autorité des marchés financiers vient le confirmer. Dans un contexte inflationniste et d'incertitudes géopolitiques, l'épargne reste toujours le placement de précaution au détriment de l'achat d'actions en bourse. Et cette attitude ne devrait pas changer l'année prochaine. 
Site boursier (©Jean Claude MOSCHETTI/REA)
Site boursier (©Jean Claude MOSCHETTI/REA)

Inflation, explosion des factures énergétiques, consommation bridée, en temps de crise, les Français se montrent précautionneux. N’avaient-ils pas mis déjà de côté plus de 300 milliards d’euros durant la pandémie (184 milliards d’euros en 2020 et 134 milliards d’euros en 2021, selon les chiffres de la Banque de France) ? Il semblerait au vu des résultats de la dernière édition du baromètre de l’épargne et de l’investissement publiée par l’Autorité des marchés financiers (AMF), réalisé sur échantillon de 2000 personnes entre septembre et octobre dernier, que cette frilosité se soit ressentie en bourse.

En effet, le régulateur a constaté un recul des intentions d’investissement en actions par rapport à l’an dernier. Seuls 17% du panel a investi en bourse, parmi lesquels 27% de ceux qui disposent d’un patrimoine financier supérieur à 30 000 euros et 43% de ceux qui détiennent des placements en bourse dans un compte titres ou un PEA (plan épargne en actions). A l’inverse, huit Français sur dix ont déclaré épargner régulièrement ou occasionnellement, et ce essentiellement sur des comptes courants et des livrets d’épargne, alors même que la rémunération des produits d’épargne garantis est jugée faible. L’épargne retraite et l’assurance-vie en unités de comptes restent les produits préférés des Français (avec respectivement 23% et 22% du panel), suivies des actions d’entreprises cotées (17%).

 

Pas le bon moment 

 

Il faut dire que le contexte économique plus que morose n’aide pas. Ainsi, 58% du panel n’est pas prêt à accepter un peu plus de risque sur une partie de leurs placements (49% un an plus tôt). Cette année, ils ne sont même plus que 28% à risquer leur épargne, contre 40% en 2021. Autre indicateur : 27% seraient prêts à le faire mais uniquement dans le but de compenser l’inflation. "En octobre 2022, la confiance des Français est ressortie en nette baisse par rapport à son niveau de 2021. Elle se situe à son plus bas niveau depuis 2017, date de lancement du baromètre", note l’AMF.

En conséquence, l’intérêt pour les placements en actions, en direct ou à travers des fonds ou Sicav, a diminué de quatre points sur un an et est tombé à 25% contre 29% en 2021, 70% du panel estimant que les placements en actions sont réservés "à des gens qui s’y connaissent suffisamment". Par ailleurs, la part des Français jugeant que "ce n’est pas le bon moment pour investir en actions ", est passée de 26% à 34% en un an.  

 

2023 comparable à 2019

 

Et l’année 2023 ne devrait pas être des plus réjouissantes. Dans un contexte d’incertitude, les intentions d’investir en actions dans les douze prochains mois diminuent de six points, selon le baromètre, et devraient même retomber au niveau de 2019, soit avant la pré-pandémique, à 19%. Cette crainte se vérifie surtout chez les plus de 55 ans (12%).

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