Sur les marchés / Bourse / Autorité des Marchés Financiers / AMF / investisseurs particuliers / Crise sanitaire / Inflation / crise énergétique
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Mais où sont passés les boursicoteurs ? / Leur activité a baissé d’un tiers au troisième trimestre
Cet été, les investisseurs individuels avaient visiblement mieux à faire que de s’intéresser à leur portefeuille en Bourse. Traditionnellement plus calme en raison de la période estivale, le troisième trimestre 2022 fera tout de même date.
En effet, seuls 600 000 particuliers ont procédé à au moins une opération d’achat ou de vente sur des actions. Il s’agit d’une baisse de 35% par rapport au trimestre précédent (931 000 au deuxième trimestre, proche du niveau historique du quatrième trimestre 2019 à 945 000) et le niveau le plus bas depuis la même période en 2020 (604 000) pendant la crise sanitaire. "Dans un contexte de repli des marchés pour le troisième trimestre consécutif, les particuliers semblent avoir faire preuve d’un certain attentisme et conservé leurs positions", note l’Autorité des marchés financiers (AMF) dans la nouvelle édition de son tableau de bord des investisseurs particuliers actifs.
La fièvre du Covid est retombée
Le nombre d’acheteurs d’actions a lui aussi atteint son niveau le plus bas depuis deux ans, avec 485 000 comptabilisés par l’AMF (en recul de 19%). A noter qu’Ils étaient 600 000 au trimestre précédent et 526 000 un an plus tôt.
Par ailleurs, en termes de transactions réalisées sur des actions, l’activité des investisseurs particuliers a également reculé à 8,8 millions, son plus bas niveau depuis le début de l’année mais surtout bien inférieur aux mêmes trimestres des années précédentes (11,36 millions au troisième trimestre 2021 et 11,21 millions pour celui de 2020). Rappelons que le record de transactions avait été atteint au premier trimestre 2021 avec 18,26 millions, la crise sanitaire ayant aiguisé l’appétit des spéculateurs.
Pas de panique
Signe rassurant cependant, si le contexte économique aurait pu faire céder les boursicoteurs à la panique, il n’en est rien. Le nombre de vendeurs d’actions a lui aussi fortement chuté, de 43%, pour atteindre 362 000 contre 639 000 au deuxième trimestre.
Autre marqueur important : le nombre de nouveaux investisseurs particuliers (ayant réalisé sur la période considérée au moins une transaction à l’achat pour la première fois depuis le 1er janvier 2018) s’est établi à 39 000, un chiffre dans la moyenne de ceux observés au troisième trimestre ces dernières années (40 000 en 2021 et 43 000 en 2020).
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