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boursicoteur; français; ETF; actions

Sur les marchés / Bourse / AMF / marché actions / investisseurs particuliers

Sur les marchés
Bourse / AMF / marché actions / investisseurs particuliers

Les boursicoteurs plient mais ne rompent pas / Leur nombre s’érode lentement mais reste conséquent

L’environnement économique dégradé de ces derniers mois n’a pas complètement étouffé l’appétit des Français pour la Bourse. L’Autorité des marchés financiers a comptabilisé 604 000 particuliers ayant vendu ou acheté des actions lors du quatrième trimestre 2022. Un chiffre en droite ligne avec le précédent trimestre et qui confirme donc une tendance à la baisse du nombre de boursicoteurs après des crus records en 2020 et 2021.
Cours du CAC40. KERMALO/REA
Cours du CAC40. KERMALO/REA

La "fin de l’abondance" a été signifiée par Emmanuel Macron, président de la République, il y a quelques mois et cela semble être également le cas pour les boursicoteurs. Alors qu’ils avaient connu des années 2020 et 2021 particulièrement fastes, voilà que le nombre de particuliers actifs en Bourse a chuté en cette deuxième partie d’année 2022.

Selon le tableau de bord des investisseurs particuliers actifs publiés par l'Autorité des marchés financiers (AMF), ils ne sont désormais plus que 444 000 à avoir acheté des actions lors du quatrième trimestre 2022, là où ils étaient encore 655 000 à avoir été actif lors de janvier à mars.

 

Chassé-croisé

 

Une tendance à la baisse qui ne concerne pas uniquement le nombre d’acheteurs ou de vendeurs mais également le volume d’ordres qu’ils ont passé. Sur l’année 2022, ce sont 42,2 millions de transactions qui ont été réalisées par des particuliers sur des actions cotées ; un chiffre en repli de 24 % par rapport à celui de 2021 et de 29 % par rapport aux données de 2020. L'AMF relativise néanmoins ce chiffre et rappelle qu’il reste "très supérieur au chiffre moyen des années 2018 et 2019 (environ 24 millions de transactions par an)."


On notera également que si certains se détournent de la Bourse, d’autres y reviennent puisque parmi les acheteurs d’actions au quatrième trimestre, environ 37 000 personnes n’avaient pas effectué d’achats depuis le 1er janvier 2018. Les raisons qui poussent certains à arrêter leurs opérations ne touchent donc qu’une fraction de la population des boursicoteurs. Il s’agit cependant du plus faible nombre trimestriel de nouveaux acheteurs depuis 2018 ; on est loin des 398 000 particuliers attirés par l’introduction en Bourse de la Française des Jeux à la fin 2019.

 

Nouveaux horizons

 

Dans le même temps, lorsqu’on considère l’intégralité des instruments financiers on note une moindre érosion de l’appétit des particuliers. La baisse du nombre de français ayant réalisé a minima une transaction passe ainsi de 1,71 million en 2022 à 1,68 million en 2021. Une dynamique induite par l’attrait toujours plus grand des Français pour les ETF ; depuis 2018 le nombre de particuliers à y avoir recours a augmenté significativement. Ce sont désormais 250 000 d’entre eux qui ont effectué des transactions sur cet instrument l’an passé contre uniquement 142 00 en 2018.

Sans aucun doute un signe que les Français sont désormais de plus en plus précautionneux quant à leurs placements et diversifient en conséquence leur allocation de portefeuille. C’est d’ailleurs l’un de ces nouveaux moyens de placement qui brille par son absence : l’appétit des Français pour les cryptomonnaies n’est pas retranscrit dans ce tableau de bord de l’AMF.  Une donne à ne pourtant pas négliger, pour rappel 8 % des Français avait déclaré début 2022(dans le cadre d’une étude réalisée par KPMG) posséder des cryptos. Une proportion de la population supérieure à celle possédant des actions.

 

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