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La diversification paie toujours (plus) chez Euronext /
Le post-trading est devenu le premier métier du groupe
Euronext a démarré l’année en beauté. L’opérateur paneuropéen a enregistré un chiffre d’affaires record au premier trimestre, à 401,9 millions d’euros, en hausse de 8 % par rapport à la même période l’année dernière. L’excédent brut d’exploitation (Ebitda) ajusté n’est pas en reste. Il a progressé sur un an de 15 % à 251,3 millions d’euros, pour une marge à 62,5 %, dû notamment à la poursuite de la stratégie de baisse de coûts (encore 2 % durant les trois premiers mois de l’année, en ligne avec son objectif annuel de 625 millions d’euros de dépenses pour l’année), tandis que le bénéfice net publié s’est élevé à 139,7 millions d’euros, soit un bond de 44,8 % si on le compare au premier trimestre 2023.
Le règlement-livraison vaut le cash equity
Et pourtant, la période est restée faible pour les échanges actions. L’activité cash trading (au comptant) a vu ses revenus perdre 1,6 % sur un an à 70,6 millions d’euros pour des volumes en baisse de 9 %. " Nous sommes parvenus à conserver une part de marché élevée et une solide capture de revenus sur ce segment avec un chiffre d’affaires quasi stable par rapport au premier trimestre 2023 ", commente le président du directoire du groupe, Stéphane Boujnah, dans un entretien accordé à WanSquare.
À l’analyse des résultats, il faut donc surtout regarder du côté des revenus non liés aux volumes qui prennent de plus en plus de force, trimestre après trimestre. Si la part du chiffre d’affaires liée aux activités de volume du groupe est restée stable sur un an, à 42 %, certaines activités ont en effet connu une forte croissance. C’est le cas par exemple de la filiale MTS (trading obligataire) et du négoce d’électricité, en hausses respectives de 34,5 % (à 35,2 millions d’euros) et de 23,7 % (à 12,2 millions d’euros). À noter également la partie Custody et Settlement (conservation et règlement-livraison) qui a progressé de 6 % sur un an, à 67,8 millions d’euros. "Il s’agit d’une activité qui devient de plus en plus importante pour Euronext. Elle représente autant que l’activité cash equity, soit 17 % du chiffre d’affaires global du groupe", se félicite Stéphane Boujnah.
De la visibilité malgré la volatilité
L’on remarquera aussi l’activité de compensation, en croissance au premier trimestre de plus de 23 % (à 37 millions d’euros), du fait notamment de l’expansion d’Euronext Clearing (sa plateforme de compensation italienne) vers tous les marchés Euronext actions en novembre dernier.
Ce faisant, le post-trading (post-marché) est devenu le plus important métier du groupe. "Les activités de compensation, de conservation et règlement-livraison réunies représentent 29 % de notre chiffre d’affaires, soit près d’un tiers des activités du groupe", poursuit le patron d’Euronext. Preuve que la diversification, débutée en 2017, a du bon. "Notre diversification nous permet donc d’être exposés à des cycles de croissance différents, et d’avoir des activités générant un chiffre d’affaires récurrent indépendant de cette volatilité des marchés actions. Cela améliore donc la résilience et la prévisibilité du chiffre d’affaires global d’Euronext ", nous fait constater le président du directoire.
Borsa Italiana reste attractive
Au-delà des performances financières, ce sont encore 79 millions d’euros de synergies annuelles cumulées d’Ebitda qui ont été réalisées au 31 mars dernier dans le cadre de l’intégration de Borsa Italiana. "La dernière étape de l’intégration sera livrée au troisième trimestre lorsque nous étendrons les opérations d’Euronext Clearing aux produits dérivés cotés européens pour compléter notre présence sur l’ensemble de la chaîne de valeur. Cette étape sera la dernière pour atteindre l’objectif de 115 millions d’euros de synergies attendues d’ici fin 2024", rappelle Stéphane Boujnah. D’ailleurs, en termes de cotations et malgré des rumeurs de retrait de titres dans la presse italienne, la Bourse de Milan est restée attractive durant le premier trimestre, deux introductions en Bourse (IPO) ayant eu lieu depuis le début de l’année. Pour mémoire, Borsa Italiana a vu ses règles de cotation être simplifiées en 2022 pour attirer les mid et large cap, la documentation à fournir ayant par exemple été considérablement allégée.
Au total, Euronext est resté, et de loin, la première place de cotation boursière d’Europe. Un titre que le groupe détient depuis 2019. Au premier trimestre, ce sont encore 10 IPO qui ont été enregistrées sur l’un de ses sept marchés (Amsterdam, Bruxelles, Dublin, Lisbonne, Oslo, Milan et Paris), dont celle notamment de Pluxee, spin-off de Sodexo, en février dernier. "Ce trimestre, Euronext a encore capté 45 % des cotations européennes. En comparaison, le London Stock Exchange et Deutsche Börse ont réalisé chacune deux IPO sur la même période", souligne Stéphane Boujnah.
Nouveau plan stratégique le 8 novembre prochain
Sur les dix IPO, trois cotations viennent de l’international (hors des marchés Euronext), une attractivité qui fait la fierté de l’opérateur paneuropéen. Deux d’entre elles sont des sociétés espagnoles, "soit l’équivalent des IPO enregistrées à la Bourse de Madrid", nous fait remarquer Stéphane Boujnah, et une Chypriote, Theon. "Nous sommes également restés le leader sur la cotation de dette, activité qui porte l’essentiel du chiffre d’affaires du listing, à 57,7 millions d’euros (+5,5 %) ", précise le patron d’Euronext qui présentera le 8 novembre prochain, à l’occasion d’un Capital Market day, le nouveau plan stratégique et les perspectives financières du groupe pour les années 2025-2027.
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