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Publications, Résultats / Euronext / Stéphane Boujnah / Bourse / Borsa Italiana / cotations / CAC 40

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Euronext / Stéphane Boujnah / Bourse / Borsa Italiana / cotations / CAC 40

Gestion rigoureuse et attractivité, une recette qui fonctionne pour Euronext / Borsa Italiana va rapidement arriver

Première place de cotation européenne pour la deuxième année consécutive, Euronext a publié des résultats annuels solides. L’année 2022 aura été placée sous le signe du leadership, d’une gestion rigoureuse des coûts et de l’intégration de Borsa Italiana, qui va s’accélérer dans les prochains mois.
Euronext (©Laurent GRANDGUILLOT/REA)
Euronext (©Laurent GRANDGUILLOT/REA)

Qu’importe que 2022 ait été marquée par le repli des marchés financiers, par l’attentisme des investisseurs ou encore par l’inflation, Euronext a navigué sereinement et atteint des résultats record : son chiffre d’affaires sous-jacent s'est élevé à 1,4 milliard d’euros sur douze mois, soit une progression de 9,3 % sur un an.

Le quatrième trimestre a quelque peu marqué le pas, avec des facturations en recul de 6 %, à 347 millions d’euros : légèrement inférieures aux anticipations du consensus Bloomberg, qui tablait sur des revenus trimestriels de 353,3 millions d’euros, mais néanmoins conformes aux anticipations des analystes sondés par Factset. L'activité est cependant restée résiliente au regard d’une "année 2022 marquée par la stabilisation des échanges. Pour le reste, nos activités qui sont le résultat de la forte diversification du Groupe Euronext au cours des dernières années, qui ne sont pas liées aux volumes, sont en croissance (activités de cotation, services, données, etc.)", fait savoir à WanSquare Stéphane Boujnah, président du directoire et directeur général d’Euronext.

La société précise par ailleurs avoir regagné, à partir d’octobre 2022, des parts de marché sur les opérations au comptant. Ce qui résulte d’une stratégie d’efforts commerciaux : rapprochement avec les clients au travers de la publication d’études quantitatives, modification des structures tarifaires pour attirer les apporteurs de liquidités, proposition d’un rabais supplémentaire en cas de volume supplémentaire apporté. "Toutes proportions gardées, nous sommes de retour sur des niveaux proches d’avant-Covid", précise Stéphane Boujnah.

 

Trois messages

 

Sur l’année, le directeur général retient en tout cas "trois messages". Le premier : "Celui de la confirmation de notre position de leadership en matière de cotation et d’activités de négociation en Europe". Pour la deuxième année consécutive, Euronext a remporté la palme de la première place de cotation européenne, avec 83 nouvelles cotations d’entreprises sur l’année, dont 20 sociétés internationales. Ce qui permet aux activités de cotation du groupe de progresser de 15 % sur an. "Il y a deux fois plus d’actions échangées en valeur journalière sur Euronext que sur le London Stock Exchange et sur Deutsche Börse", se félicite d’ailleurs Stéphane Boujnah.

Le second, celui d’une gestion rigoureuse des coûts, malgré un environnement inflationniste, "fruit de longues années, depuis 2016, de discipline financière", assure le directeur. Résultat : les coûts opérationnels hors amortissements atterrissent sur l’année à 606,1 millions d’euros contre les 612 millions d’euros précédemment envisagés. Et l’Ebitda ajusté atteint 861,6 millions d’euros, en croissance de près de 12 %.

Dernier message et pourtant pas moins important : celui de l’avancée du processus d’intégration de Borsa Italiana. Comme prévu par le plan stratégique à horizon 2024, le Core Data Centre d’Euronext a migré vers l’Italie en 2022. Pour 2023, ce sont 70 millions d’euros de synergies qui sont ambitionnés. Et Euronext relève même ses prévisions pour 2024, en visant 115 millions d’euros de synergies annuelles. "C’est deux fois le montant des synergies qui étaient initialement prévues", souligne Stéphane Boujnah.

 

"Une année de transformation"

 

Puisque l’année 2022 a eu le droit à trois messages, l’année 2023 a, elle, le droit à trois enjeux principaux. D’abord, Borsa Italiana donc, puisque ses marchés d’actions seront migrés sur la plateforme Euronext en mars, avant les autres marchés qui rejoindront Euronext en fin d’année. "2022 a été une année de préparation, 2023 sera l’année de la transformation du Groupe. Aujourd’hui, nous sommes très confiants sur notre capacité à finaliser l’intégration, ce qui nous permet d’envisager de la croissance externe", ajoute le directeur.

Deuxième enjeu, celui de déployer son offre de compensation au travers d’une chambre qui sera lancée au troisième trimestre 2023. Enfin, de continuer à contenir les coûts. En témoignage de la solvabilité financière du groupe, l'agence de notation Standard & Poor's a, par ailleurs, relevé la notation d'Euronext de "BBB" à "BBB+".

L’année prochaine sera aussi l’occasion pour la société de voir évoluer son dernier lancement d’indice, le CAC SBTI, dédié aux entreprises présentant les meilleures performances environnementales. "Beaucoup de sociétés nous contactent pour en connaître les conditions d’entrée", confie d’ailleurs le directeur. Un engouement qui s’inscrit dans la lignée du lancement d’autres indices à succès, à l’instar du CAC 40 ESG : "Le CAC 40 ESG suscite beaucoup d’engouement. De nombreuses sociétés souhaitent l’intégrer. Un quart des actifs sous management qui étaient auparavant indexés sur le CAC 40 s’y sont transférés", poursuit-il.

Pour les actionnaires du groupe, un dividende de 2,22 euros par action leur sera proposé à l'Assemblée générale du 17 mai prochain, soit un montant supérieur aux 2,14 euros anticipés par les analystes.

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