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Private Equity / Capital-investissement / investisseurs particuliers / Bpifrance / France Invest / Epargne

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Capital-investissement / investisseurs particuliers / Bpifrance / France Invest / Epargne

Les attentes des particuliers à l’égard du non coté manquent encore d’alignement / Un nouvel outil pour davantage de pédagogie

Le capital-investissement fait bien de l’œil aux particuliers, mais leurs attentes en la matière ne sont pas encore tout à fait alignées sur les caractéristiques de cette classe d’actifs. Un aspect pédagogique sur lequel il convient d’avancer du côté des acteurs du secteur, qui a poussé Bpifrance et France Invest à lancer une plateforme d’information et de formation pour les investisseurs particuliers non professionnels.
Les attentes des particuliers à l'égard du non coté manquent encore d'alignement - Photo by Riccardo Milani / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
Les attentes des particuliers à l'égard du non coté manquent encore d'alignement - Photo by Riccardo Milani / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

Le capital-investissement attire peut-être de plus en plus les investisseurs particuliers, mais il semble toujours apparaître important de travailler sur la pédagogie afin que ces derniers puissent placer leur épargne en tout état de cause. Car de fait, la notoriété du secteur a le vent en poupe. Sur l’échantillon de 1 000 Français majeurs et faisant partie des catégories socioprofessionnelles supérieures interrogées par OpinionWay pour le compte de Bpifrance et de France Invest, dont les réponses ont été publiées vendredi, 27 % d’entre eux ont déclaré bien connaître le capital-investissement, soit une hausse de sept points sur un an.

Et si seulement 11 % de l’échantillon a indiqué avoir déjà investi dans le secteur (malgré tout en progression de quatre points sur un an), la grande majorité de ces convaincus reconnaît être prête à réinvestir, et ce à hauteur de 84 %. Les raisons avancées à la réalisation de ce genre d’investissement sont d'ailleurs plutôt consensuelles et notamment pour les primo-accédants à cette classe d’actifs. "On est parties prenantes du projet des entreprises, c’est concret et cela change [des grandes entreprises cotées]", "[Il s’agit du] réel, [de] la vraie économie, celle qui crée des emplois, pas de la finance déconnectée" expliquent différents témoignages recueillis dans le cadre de l’enquête.

 

Ticket d’entrée, durée du placement et transparence

 

Seulement voilà, certaines attentes subsistent et sont encore peu alignées sur certains principes du capital-investissement. Il y a le ticket d’entrée, dans un premier temps, qui s’abaisse au fur et à mesure que des fonds pour les particuliers arrivent sur le marché. Pour les interrogés, la première mise d’investissement se situerait idéalement autour de 800 euros. "Je suis ouvert à la nouveauté, mais je ne vais pas mettre 10 000 euros dans un seul placement", observe un répondant. Pour rappel, Bpifrance avait par exemple réduit le ticket d’entrée de 5 000 euros, à 3 000 euros puis 1 000 euros entre les lancements de ses fonds destinés aux particuliers non professionnels "Bpifrance Entreprises 1", "Bpifrance Entreprises 2" et "Bpifrance Entreprises Avenir 1".

Sur la durée du placement, là aussi, les particuliers ont des souhaits spécifiques. Elle devrait, par exemple et selon les interrogés, être inférieure à cinq années, tandis qu’elle se situe bien souvent autour de six à dix ans. Enfin, la transparence : 63 % de l’échantillon considère que les lacunes en la matière constituent un inconvénient au capital-investissement, soit une hausse de 5 % sur un an. À ce sujet, les particuliers sondés souhaiteraient par exemple être mieux informés sur les entreprises choisies pour entrer dans les portefeuilles des fonds.

 

Des caractéristiques intrinsèques

 

"Ces attentes exprimées par les investisseurs particuliers démontrent le fort besoin de pédagogie pour expliquer les caractéristiques intrinsèques de la classe d’actifs, notamment la durée du placement, plus longue que pour d’autres, une liquidité moindre ou le risque de perte en capital", ont en effet souligné Bpifrance et France Invest à la publication du sondage. Alors pour poursuivre la démocratisation de cette classe d’actifs, l’association professionnelle du capital-investissement et la banque publique d’investissement ont annoncé, par la même occasion, lancer une plateforme dédiée au sujet : "Épargner autrement".

Information, formation, témoignages, test en ligne, lexique et espace réservé aux questions-réponses figurent désormais au menu des investisseurs non professionnels souhaitant placer une partie de leur épargne dans le capital-investissement. "Le capital-investissement est un pont entre l’épargne et les entreprises non cotées. Aujourd’hui, seulement 0,01 % de l’épargne des Français est placée en capital-investissement. C’est beaucoup trop peu, alors que les projets de croissance et de transformation de nos entreprises sont importants et demandent des moyens colossaux", remarque de son côté Bertrand Rambaud, président de France Invest.

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