Private Equity / France Invest / Grant Thornton / capital-investissement français / levées de fond / entreprises / crise énergétique
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France Invest / Grant Thornton / capital-investissement français / levées de fond / entreprises / crise énergétique
Les fonds français n’ont pas plié en 2022 / Les family office confirment leur intérêt pour le private equity
Malgré de sérieux vents contraires, les acteurs français du capital-investissement (hors fonds infrastructures) ont une nouvelle fois battu leur propre record l’année dernière avec 25,4 milliards d’euros levés, soit un milliard d’euros de plus en un an. Un résultat dû à plusieurs levées supérieures à un milliard d’euros (total de 8,1 milliards d’euros réunis par trois fonds), selon la dernière étude annuelle réalisée par France Invest et Grant Thornton, quand l’année 2021 n’avait connu que des levées inférieures à ce montant.
Une performance d’autant plus remarquable que les levées de capitaux ont connu un net ralentissement au deuxième semestre, chutant même de moitié. " Alors que les données historiques montrent un second semestre plus dynamique, (celui de) 2022 a atteint son plus bas niveau depuis 2016 ", souligne l’étude. En effet, 17 milliards d’euros ont été investis au premier semestre 2022 contre seulement 8,5 milliards d’euros au second.
Parmi les contributeurs, les levées réalisées à l’international restent à un haut niveau de 40 %. Par ailleurs, si les investisseurs institutionnels (compagnies d’assurance-mutuelles, fonds de fonds, caisse de retraite, fonds de pension, banques), ont certes représenté 76 % des capitaux levés, les family offices et personnes physiques ont misé pas moins de 4,8 milliards d’euros, soit 16 % des investissements (et même 19 % si l’on tient compte des levées via les assurances-vie, comme en 2021), ce qui confirme pour les auteurs de l’étude leur intérêt pour le capital-investissement.
Coté investissements, l’étude observe une légère baisse des montants investis l’année dernière, de -9 % sur un an, à 24,7 milliards d’euros. Un résultat qui reste toutefois bien supérieur à celui enregistré ces dix dernières années, même si comme pour les levées, les investissements se sont contractés au second semestre (11,6 milliards d’euros pour la deuxième partie de l’année contre 13,1 au cours des six premiers mois). Ils ont concerné en outre 2681 entreprises, soit 14 % de plus que l’année précédente (2342 entreprises), sachant que la moyenne annuelle depuis 2006 s’établit à 1795 sociétés accompagnées. A noter que les opérations dans les segments du venture et du growth sont en hausse de 11 % en montant investis et de 13 % en nombre par rapport à 2021. Et ce sont les secteurs de l’industrie, du numérique et de la santé dans lesquels les fonds ont été le plus investis.
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