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Grant Thornton / ETI / confiance / recrutements

Le second semestre 2023 a mis la confiance des dirigeants à l’épreuve / Préserver les emplois existants sera la priorité

Les certitudes des patrons d’entreprises de tailles intermédiaires se sont retrouvées bousculées par une fin d’année 2023 soumise à de nombreux vents contraires. Les ressources humaines seront parmi les priorités en 2024 : hausses de salaires et préservation des emplois existants figureront au menu, afin de pallier des difficultés de recrutements toujours présentes.
(Photo by Eric Audras / AltoPress / PhotoAlto via AFP)
(Photo by Eric Audras / AltoPress / PhotoAlto via AFP)

La confiance des dirigeants d’entreprises de tailles intermédiaires (ETI) françaises a le moral en berne. À la fin du second semestre de 2023, 49 % des patrons s’estimaient optimistes pour l’économie nationale, rapporte le dernier "Rapport d’activité international" du cabinet Grant Thornton. Soit 10 points de moins qu’au semestre précédent. La tendance tricolore suit celle de l’Union européenne. Mais s’affiche néanmoins en deçà des niveaux observés chez ses voisins.

En cause, une deuxième partie de l’année durant laquelle un cocktail de facteurs négatifs sera venu éroder leur niveau de confiance : persistance de l’inflation, taux d’intérêt toujours élevés, croissance chinoise morose, récession allemande, enlisement de la guerre en Ukraine et conflit entre Israël et le Hamas. Rien de bien étonnant à voir leurs perspectives se tarir quant aux douze prochains mois. Et notamment en ce qui concerne leurs exportations ou perspectives d’investissement.

 

Attirer et fidéliser

 

Trois sujets préoccupent tout particulièrement les dirigeants d’ETI pour les douze prochains mois : l’inflation (à hauteur de 38 %), les ressources humaines (33 %) et la situation géopolitique. Les tensions de recrutement ne semblent pas être parties pour se dissiper et les patrons l’ont bien compris.

De ce fait, une grande majorité d’entre eux prévoit de faire des efforts pour attirer ou fidéliser les collaborateurs. D’une part, 83 % des sondés ont prévu d’augmenter les salaires au fil de 2024. "L’indicateur s’est stabilisé à ce haut niveau depuis deux années", remarque l’étude de Grant Thornton. Mais d’autre part, ces difficultés à recruter ont une conséquence logique. La priorité sera tout d’abord donnée à la préservation des emplois existants. En effet, les perspectives de recrutement ont reculé de cinq points entre la fin du premier semestre de 2023 et décembre de la même année. Elles ont atterri à 41 %.

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