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Trésorerie : le deuxième confinement est différent pour les grandes entreprises
"L’impact du second confinement sur la trésorerie des entreprises semble moindre que celui du premier confinement". C’est ainsi que résument Rexecode et l’Association française des trésoriers d’entreprise les résultats de leur enquête menée auprès de 105 trésoriers d’ETI et de grandes entreprises entre le 2 et le 10 décembre 2020. En particulier, ils proposent une mise en perspective par rapport aux résultats de l’enquête menée en mai dernier pour évaluer les conséquences des deux confinements.
Et la comparaison est claire : alors qu’ils étaient 30 % à estimer que la crise sanitaire provoque des difficultés de liquidités accrues en mai, les trésoriers ne sont plus que 16 % à avoir cet avis après le deuxième confinement. Deux autres chiffres témoignent de cette tendance : si 36 % des trésoriers relevaient un durcissement des conditions de crédit de la part des banques en mai, ils ne sont plus que 27 %, et 37 % déclarent avoir augmenté la part du cash dans les actifs financiers de leur entreprise contre 48 % en mai.
Par ailleurs, seuls 24,4 % des trésoriers déclarent souhaiter mettre en place de nouvelles lignes de crédit de précaution, contre un pic atteignant presque 40 % cette année. "Contrairement à la première, la "seconde vague" sanitaire et le reconfinement ne semblent pas avoir suscité le besoin de constituer des réserves de liquidités accrues"
Attention toutefois car si "la situation de trésorerie d’exploitation des grandes entreprises et des ETI est jugée proche de la normale par une majorité", le solde d’opinion sur la trésorerie globale se dégrade lui. L’écart entre le pourcentage de réponses "améliorées" et le pourcentage de réponses "dégradées" concernant les perspectives de trésoreries globales se situe provisoirement à -13,6 % en décembre contre -3,8 % en novembre et 5,3 % en octobre. "Cette évolution semble attribuable à une moindre mobilisation des flux de financement extérieurs (crédit, levée de fonds sur les marchés)" explique l’étude.
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