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Malgré un contexte hostile, les ETI françaises font preuve de résilience
Malgré un climat économique très incertain, les dirigeants d’entreprises de taille intermédiaire (ETI) restent optimistes. Une majorité d’entre eux (52 %) s’attendent à une nouvelle progression de leur activité cette année, selon une enquête menée par Bpifrance entre fin mars et début mai. Après un fort rebond de l’activité en 2021, seuls 9 % d'entre eux anticipent une baisse d'activité. Les perspectives des ETI à l’export ainsi qu’à l’embauche sont également en bonne voie. Cette résilience de l’emploi s’accompagne de difficultés de recrutement marquées, près de trois quarts des entreprises sondées déclarant y être confrontées.
Plusieurs signaux laissent toutefois présager d’un tassement de l’activité cette année. Les carnets de commande sont, dans l’ensemble, moins bien orientés qu’en 2021. Par ailleurs, les ETI font face à d’importantes difficultés d’approvisionnement. Pour deux tiers d’entre elles, ces difficultés limiteraient leur activité tandis que la hausse des prix de l’énergie, accentuée par le conflit en Ukraine, affecterait sensiblement 45 % d’entre elles.
"Malgré des difficultés de recrutement et d’approvisionnement freinant leur activité, les ETI font preuve de résilience : les perspectives d’activité et d’emploi restent en effet bien orientées en 2022", résume Philippe Mutricy, directeur des études Bpifrance.
Partant d’un niveau de trésorerie très confortable en 2021, la situation financière des ETI devrait se dégrader en 2022, notamment en raison des tensions sur les coûts de production. Afin de limiter l’impact des hausses de coûts de production sur leur situation financière, près des trois quarts d’entre elles envisagent une hausse de leur prix de vente. Toutefois, pour certaines, celle-ci ne compenserait que partiellement l’augmentation des coûts, si bien qu’un dirigeant sur trois prévoit de rogner sur leurs marges d’exploitation.
L’investissement ne devrait cependant pas en pâtir. Dans un contexte où les conditions d’accès au crédit restent jugées aisées, l’investissement devrait augmenter cette année, au même rythme que l’an passé, avec 39 % des ETI prévoyant une hausse de leurs investissements.
Malgré les aléas créés par la guerre en Ukraine, la principale source d'inquiétudes des ETI concerne la cybersécurité citée par 84 % d'entre elles devant les conflits géopolitiques (73 %). "Les entreprises se sont beaucoup digitalisées pendant la crise sanitaire. Cela explique leurs inquiétudes face aux attaques informatiques", analyse Baptiste Thornary, responsable études économiques et conjoncture chez Bpifrance.
L'étude de Bpifrance montre aussi l'intérêt porté par les ETI à la transition écologique et énergétique. Près de deux tiers d'entre elles la considèrent comme une source d'opportunités et d’investissements. Le principal motif d’inquiétude serait lié à la hausse du prix des intrants, cité par 82 % des dirigeants, suivi par le durcissement de la réglementation climatique pour près d’une entreprise sur deux.
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