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Les entreprises ont préservé leur capacité de remboursement au plus fort de la crise
En 2020, malgré un choc d’activité majeur lié à la pandémie, les entreprises françaises ont réussi à préserver leur capacité de remboursement. La dernière étude de la Banque de France explique comment malgré l’endettement généralisé des entreprises, ces dernières ont pu renforcer leur trésorerie.
L’impact économique de la pandémie a entraîné une baisse du chiffre d’affaires pour toutes les tailles d’entreprise et dans la plupart des secteurs. Le chiffre d’affaires recule ainsi de 4 % pour les PME, de 6,8 % pour les entreprises de taille intermédiaire et de 10,7 % pour les grandes entreprises. Malgré l’ajustement de leurs consommations intermédiaires et le recours aux dispositifs de soutien public, les entreprises enregistrent une baisse marquée de leur excédent brut d’exploitation, de 16,7 % dans l’ensemble. Par rapport à 2019, le chiffre d’affaires des entreprises diminue de 7,8%, la première baisse d’activité enregistrée depuis 2009. Si toutes les tailles d’entreprise sont concernées, le choc apparaît plus fort pour les grandes entreprises (-10,7 %) que pour les entreprises de taille intermédiaire (-6,8 %), alors que les petites et moyennes entreprises semblent relativement moins touchées (-4%).
Ainsi, le taux d’endettement brut a augmenté, alors que le taux net de la trésorerie s’est quant à lui stabilisé. L’évolution du ratio de levier permet d’apprécier la dynamique de l’endettement. Ce dernier a augmenté pour toutes les tailles d’entreprise, ce qui s’explique par l’accroissement de la dette brute au numérateur, qui connaît une hausse d’environ 8 %. De même, les capitaux propres progressent au niveau agrégé de l’ordre de 3 % en 2020.
De surcroît, la trésorerie des entreprises connaît une forte hausse. La trésorerie médiane des PME, exprimée en jours de chiffre d’affaires 2019, passe de 38 jours en 2019 à 62 jours en 2020. Cela représente une hausse de 62 % pour les PME, contre 45% pour les ETI et 39% pour les GE. La hausse de la trésorerie médiane atteint 49 % dans le secteur.
Cependant, la rentabilité est globalement en baisse, ce qui camoufle des situations très contrastées. En 2020, la rentabilité des entreprises recule pour toutes les tailles d’entreprise et tous les secteurs d’activité. Toutefois, si l'on considère les entreprises présentes cinq années de suite dans FIBEN, seulement 35% d’entre elles enregistrent en 2020 leur plus mauvaise année en matière de rentabilité des capitaux propres. À l’opposé, 17% réalisent leur meilleure performance en 2020.
Finalement, la crise sanitaire n’a pas bouleversé la capacité de remboursement des entreprises. En 2020, le choc d’activité majeur a sensiblement pesé sur les taux de marge, l’endettement brut et la rentabilité des entreprises françaises. Malgré cela, l’ajustement de leurs dépenses, les différents dispositifs de soutien, ainsi que leurs comportements de précaution leur ont permis d’atteindre, à la clôture de l’exercice 2020, un niveau de trésorerie d’une ampleur inédite.
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