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Dynamisée par la croissance, la confiance des dirigeants d’ETI est au beau fixe / Des hausses de salaires sont majoritairement envisagées, même s'il faudra rester prudent
La confiance des dirigeants français d’entreprises de taille intermédiaire (ETI) a le vent en poupe. De fait, au titre du premier semestre de 2023, 59 % d’entre eux se sont déclarés optimistes pour les perspectives de l’économie tricolore, rapporte le Rapport d’activité international du cabinet Grant Thornton. Une hausse conséquente de 20 points par rapport aux six derniers mois de l’année 2022, qui permet à la confiance des dirigeants français d’ETI de dépasser celle observée chez les entrepreneurs de l’Union européenne (UE) sur la période. Celle-ci s’affiche en comparaison à 56 %.
Grant Thornton souligne ainsi un socle de confiance "suffisamment solide pour résister aux difficultés et aux tensions sociales observées en France au premier semestre 2023". La croissance du Produit intérieur brut (PIB), ressortie meilleure qu’attendue à l’issue de la période, pourrait notamment avoir contribué à ce rebond, explique le cabinet.
Une croissance hexagonale qui tient notamment à des exportations dynamiques : 40 % des patrons d’ETI prévoient d’ailleurs que celles-ci s’apprécieront, au sein de leurs entreprises, sur les douze prochains mois. "Il s’agit du plus haut niveau depuis 2019", remarque Grant Thornton.
Des investissements, mais aussi quelques points de préoccupation
De quoi envisager de nouveaux investissements. Un peu plus de la moitié des dirigeants d’ETI français envisage ainsi d’investir dans de nouvelles technologies sur l’année à venir, 49 % dans la formation de ses collaborateurs et 44 % dans la recherche et développement.
Mais surtout, cette hausse de la confiance s’est assortie d’une bonne nouvelle pour les salariés de ces ETI. En effet, une très grande majorité (83 %) des patrons interrogés pense augmenter les salaires sur les douze prochains mois. À la fin du second semestre de 2022, la proportion s’affichait à 79 %.
Il sera en effet important pour ces dirigeants de valoriser leurs employés, car en recruter de nouveaux pourrait s’avérer difficile. Si 46 % des chefs d’ETI souhaitent augmenter leur nombre de salariés - à nouveau, un plus haut depuis la crise sanitaire -, 55 % d’entre eux estiment en parallèle que le recrutement de collaborateurs qualifiés est une difficulté croissante.
Tout ne sera donc pas rose pour le reste de l’année, puisque le coût de l’énergie reste également un sujet de préoccupation important, observé chez 60 % des entrepreneurs (bien qu’en léger recul par rapport à 2022). Et, prévient Robert Dambo, le président de Grant Thornton, malgré des indicateurs de confiance en progression, il sera nécessaire de rester prudent. Des facteurs "d’inquiétude sont apparus cet été : poursuite de la hausse des taux, suppression de la CVAE reportée… L’orientation des mesures concernant les entreprises dans le prochain PLF sera un moment important".
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