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Start-up / Private Equity / France Invest / Capital-investissement / Private equity / infrastructures

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Le private equity en France continue de gagner du terrain

La notoriété de la classe d’actifs, autrefois apanage des investisseurs institutionnels, séduit davantage de particuliers et de family offices, selon l’étude annuelle de France Invest. Les fonds ont levé un montant record en 2021.
Claire Chabrier, présidente de France Invest
Claire Chabrier, présidente de France Invest

L’univers du non-coté s’étend au-delà de son cercle traditionnel des investisseurs institutionnels que sont les assureurs, les banques, les fonds de pensions, ou encore les fonds souverains, à mesure que la réglementation s’assouplit et que les sociétés de gestion créent des produits d’investissement adaptés.

Selon le rapport annuel de France Invest sur l’activité des fonds d’investissement en 2021, publié ce matin, les gestionnaires ont attiré 4,8 milliards d’euros auprès des personnes physiques fortunées et des family offices (structures gérant la fortune d’une ou plusieurs familles). Soit une hausse de 78% par rapport à l’année précédente.

Les fonds de capital-investissement se taillent la part du lion, tandis que les fonds infrastructures, plus récents, sont moins accessibles : les premiers ont levé 4,3 milliards d’euros, soit une hausse de 78% sur un an.

2021 a été un millésime exceptionnel pour le non-coté français. Au total, il a attiré un montant record de 41,8 milliards d’euros, dont 24,5 milliards pour le capital-investissement proprement dit et 17,2 milliards pour les fonds d’infrastructures. Ces sommes représentent par rapport à 2020 une progression de 32% pour le premier métier (la crise sanitaire a ralenti les campagnes de collecte) et une multiplication par 3,5 pour le second grâce à un effet de base particulièrement favorable : les fonds "infra" avaient vu leurs levées s’effondrer en 2020, les mesures de confinement ayant eu des conséquences beaucoup plus radicales sur les infrastructures (le télétravail y est plus difficile à organiser), ce qui a suscité de fortes incertitudes, et parce que le marché des fonds d’infrastructures se concentre "autour d’un petit nombre d’acteurs de taille importante et qui ne lèvent pas des capitaux tous les ans", explique France Invest.

Au-delà du rebond logique observé par rapport à 2020, le millésime 2021 reste nettement supérieur aux exercices précédents (30,8 milliards en 2019 et 2018, 20,7 milliards en 2017). La tendance traduit d’une part une familiarité croissante des investisseurs français à l’égard de ces classes d’actifs, mais aussi d’un gain de popularité chez les investisseurs européens : ces derniers ont apporté 33% des montants collectés l’année dernière, contre 26% en moyenne entre 2017 et 2020, tandis que la part des Français a baissé de 52% en 2017-2020 à 47% en 2021.

La manne devrait profiter au tissu économique français : les fonds injecteront majoritairement leurs liquidités dans les années qui viennent (cinq ans en moyenne) dans des entreprises ou des projets hexagonaux.

En 2021, les investissements ont totalisé 36 milliards d’euros, dont 27,1 milliards dans 2 342 entreprises et 8,9 milliards dans 153 projets d’infrastructures. L’activité a connu une forte croissance par rapport aux années précédentes (+56% par rapport à 2020, +36% par rapport à 2019 et +93% par rapport à 2018).

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